jeudi 16 avril 2009

Nouvelles d'ailleurs

COMMUNIQUE DU CONSEIL D'ADMINISTRATION de Poitiers

15 avril 2009

L'université de Poitiers, comme la grande majorité des Universités françaises connaît une mobilisation très importante des étudiants et de son personnel depuis maintenant plus de 2 mois.
Le gouvernement en
choisissant la voie du pourrissement face aux contestations met
l'enseignement supérieur dans une situation délicate.
Force est de constater que les réformes ne reçoivent pas l'assentiment
de la communauté universitaire dans son ensemble. Il apparaît alors que seul le retrait du projet de réformes de la formation des enseignants et du projet de décret portant sur le statut des enseignant chercheurs dans leurs formes actuelles permettra une sortie de crise et un retour à une confiance réciproque.
Le conseil d'administration demande solennellement au gouvernement
d'entendre la vive inquiétude de l'ensemble des personnels et des étudiants de l'Université. Il souhaite, une fois les projets actuels retirés, l'ouverture immédiate de réelles négociations avec les instances et organisations représentatives de la communauté universitaire portant non seulement sur ces projets contestés mais aussi sur la recherche, l'emploi et la situation spécifique des personnels biatoss.
De manière générale, le CA insiste sur la nécessité de véritables
concertations préalables à toute nouvelle réforme.


Motion CA de l'université de Reims du 14 avril voté à l?unanimité

L'ensemble des consultations de ces derniers jours montre que la communauté enseignante et étudiante rejette les réformes ministérielles sous leur forme actuelle.
Dès maintenant, le CA décide de refuser tout dispositif de modulation des services. Il décide également de reconduire le dispositif de préparation aux concours de l'enseignement sous sa forme actuelle.
Au bout de 10 semaines, le CA attend toujours que le ministère entende
les attentes de la communauté universitaire. Il exige que la ministre prenne d'urgence les mesures d'apaisement nécessaires, sous la forme d'un retrait clair des décrets, sinon elle prend le risque et la responsabilité de détruire le second semestre universitaire.
Le CA demande aux enseignants et aux étudiants, qu'ils soient grévistes ou non grévistes, dans le cadre des enseignements ou non, de se rencontrer jeudi et vendredi avant les vacances pour définir ensemble une charge de travail qui permette de préserver l'avenir.

mercredi 15 avril 2009

CR AG des personnels de l'UPJV

Environ 60 EC et BIatoss, et quelques étudiants observateurs, en AG ce mercredi 15 avril. Discussion très riche sur les mobilisations, et l'avenir.

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Motion votée par l'AG à l'issue de cette discussion, ce mercredi 15 avril

"Il n'est pas temps pour nous de nous prononcer sur la fin du semestre, car le gouvernement n'a pas retiré ses réformes. Nous continuons la lutte.
Nous rappelons que nous sommes les garants de la transmission des savoirs et
de la délivrance des diplômes.
Nous ne nous laisserons pas déposséder de nos missions. "


- 15 avril après midi : délégation reçue par G Fauré, composée de :
Geneviève Prévost (Sciences), Jérome Hankins (Arts), Claude Carpentier (SHS) et Florence Jamay (droit).


- Refus de participer aux jurys de bac (environ 90 pour l'instant):
contacter MD Porcheron (Mdc Arts) mdporcheron@orange.fr


- Démissions administratives (environ 80 pour l'instant):
contacter F Jamay (Mdc droit) Florence.jamay@u-picardie.fr



Quelques dates à rappeler:
- Manifestation 28 avril : à Paris ou à Louvain, déguisés en Valérie
Pécresse (c'est la Ste Valérie et le processus de Bologne est à l'ordre
du jour du sommet européen de Louvain. ) Départ groupé avec les étudiants.

- 29 avril : Coordination nationale des universités à Paris I - IV.
Déléguées EC Charlotte Coffin (anglais) et Laurence Jourdain (sciences politiques)

- 1er mai :
Manifestations. Cortège universitaire à Amiens

- début mai: AG des personnels UPJV interpoles (date à préciser) et planification des actions de mai.
Réunion intersyndicale de la maternelle à l'université.

vendredi 10 avril 2009

Voyez que ca ne faiblit pas

Succès monstre pour la Nuit des universités à Lyon 2 (8-9 avril 2009)

vendredi 10 avril 2009, par mathieu


"Succès monstre de la Nuit des Universités à Lyon 2 : plus de 2000 personnes y ont participé dans une ambiance très festive, avec un Grand Amphi (450 places) blindé de 19h à 7h du matin pour une trentaine de conférences...

Toute la nuit est déjà "podcastée" et accessible en ligne sur le site de Lyon 2.

Je vous invite notamment à écouter la belle intervention introductive de Bruno Gelas, ancien président de l’université."

Jacques Gerstenkorn Vice-Président de Lyon 2, chargé de la culture

Lire aussi l’article de Libé Lyon rendant compte de la Nuit Blanche.

Nouvelles du Havre

http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article2391

L’UFR LSH du Havre supprime la session d’examen de Juin au profit d’un contrôle continu, 8 avril 2009

jeudi 9 avril 2009, par Elie


Conseil exceptionnel de l’UFR des Lettres et Sciences Humaines : l’objet de cette réunion était le calendrier des examens. Le conseil a décidé, dans l’état actuel de la situation, d’évaluer les étudiants en contrôle continu intégral, avec au moins une épreuve d’évaluation, et de supprimer la session d’examen de juin. Une motion a également été approuvée. Un compte rendu vous est présenté.

Motion

“Le conseil de l’UFR Lettres et sciences humaines de l’université du Havre réuni le 8 avril 2009 constate qu’après 9 semaines de mobilisation de la communauté universitaire contre la suppression de postes à l’université, la diminution des moyens en application du modèle d’attribution SYMPA, le décret sur le statut des enseignants-chercheurs, la masterisation telle qu’elle est envisagée de la formation aux métiers de l’enseignement et la réforme du statut des doctorants, les réponses du ministère sont dérisoires et montrent une obstination à refuser d’entendre les revendications des universités. Dans ces conditions, le mouvement se poursuit pour obtenir le rétablissement des postes supprimés, le retrait du modèle SYMPA, du projet de statut des enseignants chercheurs et des doctorants, du projet actuel de masterisation des métiers de l’enseignement et l’ouverture immédiate de négociations avec les représentants de la communauté universitaire (syndicats, associations de spécialistes, associations de défense de la recherche et de l’université) en vue de l’adoption d’une nouvelle loi sur l’enseignement supérieur et la recherche. Le conseil considère que les réformes de l’Université et du CNRS menacent l’avenir des formations et de la recherche dans le champ des sciences humaines et sociales, et l’avenir de l’UFR. Le conseil s’associe aux revendications et considère que le ministère porte l’entière responsabilité de la perturbation de l’année universitaire en cours. Une fois les revendications entendues tout sera mis en œuvre pour permettre la validation des diplômes.” 7 voix pour, 4 abstentions

Compte-rendu

“Ce conseil extraordinaire avait pour point principal les conditions de validation du second semestre.

1 Conditions de validation du semestre

Les membres du Conseil ont tout d’abord tenu à préciser qu’aucun étudiant ne doit être pénalisé durant la grève. À ce titre, Pierre Thorez a rappelé que le Conseil d’Administration l’a décidé aussi. Le conseil a décidé que les derniers cours, s’ils devaient être assurés, ne pourraient être faits plus tard que le 13 juin 2009. Les notes devraient être rendues le 22 juin au plus tard. Le conseil a en outre décidé de la suppression des examens : ils seront exceptionnellement remplacés par des contrôles continus.

Voté à l’unanimité.

Concernant la notation proprement dite, l’épreuve dans chaque matière sera laissée au choix de l’enseignant. Une seule note est nécessaire pour l’établissement du contrôle continu. Il pourra dès lors s’agir d’un devoir-maison, dossier, oral, ou DS. Dans tous les cas, le travail ne devra porter que sur les cours effectivement dispensés devant un public suffisant (plus de 25% des étudiants présents), et non sur des cours qui auraient dû être dispensés.

Une session spéciale est prévue pour les étudiants salariés.

Voté à l’unanimité.

2 Jurys

Le conseil a refusé de statuer sur les jurys, car il estime que la rétention de note est un des moyens d’actions ; il ne tient qu’à Mme Pécresse et M. Darcos de faire en sorte que les revendications de la communauté universitaire soit entendue. Il n’y a pas eu de vote.

3 Paiement des heures de cours, déclaration des heures

Le conseil décide d’attendre la décision du CA. Pas de vote.

4 Assemblée de LSH

Le conseil et son directeur organisent une assemblée des personnels enseignants et non-enseignants, ainsi que des étudiants Jeudi 16 avril à 14h. À l’ordre du jour : L’avenir des Lettres et Sciences Humaines, La fin du semestre et les conditions de sa validation.”

Agenda

Mardi 14 avril:
12h: Ag du Campus
13h: Ag des Sciences
+ Action

Mercredi 15 avril
11h Ag EC Fac Arts
12h à 14 h: AG des personnels de l'UPJV, Campus (EC et BIATOSS venez nombreux cette AG est très importante: validation des semestres?)
14h: Ag Etudiants Fac d'Arts
14h-14h30: Action étudiants IUFM (à voir en coordination avec Campus)
18h: Réunion interpôles (campus, sciences, arts, etc) Etudiants en fac de Sciences


Réunion du Collectif de Résistance Sociale (heure à préciser)

Jeudi 16 avril

12h: Ag du Campus
+ actions grignotages après les Ag.

21h: RV Fac de Sciences, Manif nocturne ( bruits et lumières) (retour de la manif en fac de Sciences)



Vendredi 17 avril
14h coordination locale interpôles au Campus
Décoration des facultés, bébécul ?

jeudi 9 avril 2009

CR 2ème AG de la coordination des laboratoires‏

Communiqué de presse

Mardi 7 avril, s'est réunie à Orsay la deuxième coordination nationale des laboratoires en lutte. 210 représentants des laboratoires de différentes régions ont affirmé leur détermination à combattre la politique de destruction du service public de recherche et d'enseignement supérieur que le gouvernement met en place depuis plusieurs années, notamment dans le cadre de la LRU.et du pacte de la recherche

Après un débat passionné, ils ont rappelé qu'ils continuent à exiger :

- la restitution des emplois supprimés, y compris pour les chaires - la définition d'un plan pluriannuel de créations d'emplois,
- l'arrêt du démantèlement des organismes de recherche
- le retrait du projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs et du projet de contrat doctoral,
- le retrait de l'actuel projet de réforme de la formation des enseignants et des concours, et l'ouverture de négociations pour une tout autre réforme


Ils appellent à des actions fortes et diversifiées pour la défense de l'emploi scientifique et la pérennité des organismes de recherche. Ils affirment qu'en plus de restitution des 130 postes liés à la mise en place des chaires d'excellence ; le gouvernement doit d'une part
- restituer à minima les 900 postes supprimés dans le cadre du budget 2009 et mettre en place un plan pluriannuel de création d'emplois. Il faut en finir avec la précarité et offrir des emplois statutaires aux jeunes scientifiques
- affirmer de façon claire le maintien des EPST dans leur rôle d'opérateur de recherche

Orsay le 7 avril

Bien cordialement,

Serge.

= = = = = =

Motions:

Textes adoptés lors de la 2eme coordination des labos Orsay 7 avril 2009-04-08

Motion d’orientation générale 1 :
La Coordination Nationale des Labos en Lutte, réunie à Orsay le 7 Avril 2009, rappelle qu’elle continue à porter les 4 points unitaires suivants :
- la restitution des emplois supprimés, la définition d’un plan pluriannuel de créations d’emplois,
- l’arrêt du démantèlement des organismes de recherche
- le retrait du projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs et du projet de contrat doctoral,
- le retrait de l’actuel projet de réforme de la formation des enseignants et des concours, et l’ouverture de négociations pour une tout autre réforme


Motion d’orientation générale 2 :
La Coordination Nationale des Labos en Lutte appelle les syndicats avec SLR, SLU à ne pas se rendre aux réunions de travail du ministère, si les 2 préalables : sur l’emploi et l’arrêt du démantèlement des organismes de recherche ne sont pas satisfaits et à exiger que les 8 points ci-dessous soient systématiquement portés à l’ordre du jour des rencontres avec le ministère.
Elle appelle à des actions fortes sur l’emploi et le refus du démantèlement des EPST dès le début du mois de mai.

1. Mise en place d’un plan pluriannuel de création d’emplois statutaires, notamment pour résorber la précarité. Suppression des chaires. Restitution des 1030 emplois supprimés en 2009.

2. Retrait du projet de décret sur les enseignants chercheurs et du projet de décret sur le contrat doctoral

3. Retrait du projet de réforme actuelle de formation des enseignants et des concours de recrutement

4. Arrêt du démantèlement des organismes et réouverture des discussions sur les contrats Etat-Organismes. L’Etat doit s’engager sur les moyens nécessaires, notamment les postes et les crédits de base, pour chaque contrat. C’est notamment le cas pour le projet actuel de contrat Etat-CNRS. Le contrat Etat-CEMAGREF doit être revu. L’Inserm ne doit pas se transformer en en agence de financement mais rester un EPST de plein exercice. Le projet de consortium de l’agroalimentaire doit être abandonné et retiré de l’ordre du jour du prochain CA de l’INRA.

5. Arrêt du processus de « déUMRisation ». Statut unique des UMR dans le cadre d’un partenariat équilibré entre leurs tutelles scientifiques. Les organismes et les universités doivent être co-opérateurs de recherche pour les unités auxquelles participent leurs personnels. Les UMR doivent être libres de choisir leurs gestionnaires.

6. Évaluation des unités de recherche par les instances scientifiques représentatives existantes (Comité national, etc.) comme le permet la loi.

7. Reversement aux organismes et aux universités au profit du soutien de base des laboratoires et pour la transformation des emplois sur CDD en postes statutaires des financements de l’ANR

8. Un engagement à reprendre les discussions sur la revalorisation des salaires et des carrières, sur des bases indiciaires et statutaires mais non indemnitaires.

Motion pour les occupants :
La Coordination Nationale des Labos en Lutte soutient les actions d’occupation des présidences d’université ou de sièges d’organismes de recherche qui ont été menées et appelle à poursuivre ce genre d’actions tant que le gouvernement n’apportera pas de réponses satisfaisantes à ses revendications.

Motion sur les violences
La Coordination Nationale des Labos en Lutte, réunie à Orsay le 7 Avril 2009, constate avec indignation que les mouvements contre le démantèlement des services publics d’éducation et de recherche se heurtent à des interventions des forces de police dont le caractère parait pour le moins disproportionné. Elle tient à souligner la responsabilité du gouvernement dans l’emploi de ces procédés. Plus globalement, la coordination exprime sa profonde inquiétude devant la dégradation sans précédent de la situation en France sur le plan du respect des droits de
l’homme, récemment constatée par les instances de l’ONU et du Conseil de l’Europe.


Propositions d’action adoptées

ACTIONS INTERNATIONALES
- Remerciements en fin d’article (tous la même) proposition : « nous ne remercions pas notre ministère de tutelle pour son action contre le système de recherche publique et d’enseignement supérieur »
- Modifier sa signature email pour qu’apparaisse un texte contestataire (avec lien vers pétition internationale)
- Ajouter à la signature des articles l’affiliation « université en lutte » qui pourrait ainsi devenir l’Université française la plus visible de Shanghai
- Variante : signer « chercheur du monde »


ACTION GRAND PUBLIC
- Mise en berne spectaculaire de monuments et plaques de rue ayant un lien avec la recherche / l’enseignement supérieur - date ? jour de la prochaine CNLL ?
- « manif de droite » devant les journaux nationaux et régionaux (date à déterminer par le bureau de la CNLL)
- Prendre un shift dans la ronde des obstinés : un jour une université
- Freezings


ACTIONS VIS-A-VIS DES POLITIQUES
- Campagnes d’emails pendant une journée (comme le 30 mars à Pécresse)
- Interpeller les candidats aux élections européennes
- Convoquer les élus régionaux dans les universités, organiser rencontre entre politiques et personnels du secteur
- Ouvrage national a destination du grand public et des politiques
- Occupation des forums Internet gouvernementaux


BLOCAGES ADMINISTRATIFS
- Prolonger et renforcer moratoires ANR et AERES
- Boycott de la dématérialisation du dossier de carrière (SIRHUS) et maintien des dossier papier
- Refus d’envoi des fiches CRAC
- Perturbations coordonnées de la vague A de l’évaluation a commencer par les réunions de lancement (10 avril présidence de l’AERES, 21 Avril à Lyon, 28 a Toulouse, 7 mai a Bordeaux) et la non remise des rapports quadriennaux à l’AERES (remise au Comité national).
- Blocage des bâtiments administratifs : université et délégations CNRS et les sièges des EPST, une journée entière tous ensemble – date fixée par le bureau
- Appeler à ne pas signer les PV de jury de fin d’année dans les universités
- Démission administrative des DU : la CNLL soutient les DU à rester déterminés


ACTION POUR L’EMPLOI SCIENTIFIQUE adopté
- Soutien et actions fortes à chaque fin de contrat de CDD : faire comprendre que c’est pour nous un licenciement – précisions à apporter par le bureau
- Recensement de tous les CDD dans tous les laboratoires : écriture d’un livre noir de la précarité
- Refuser les chaires : les conseils de labos et des universités
- Occuper les lieux de tenue de jury des chaires

mercredi 8 avril 2009

Paris III : le mouvement continue

Des nouvelles de Paris III, où trois AG (!) ont eu lieu hier

-Une AG d'enseignants et enseignants-chercheurs à reconduit largement la grève totale en l'assortissant de la création d'"ateliers" donnant du contenu à la grève (j'avoue avoir oublié la formulation exacte). Par ailleurs, les participants ayant ressenti le besoin de se prononcer sur le blocage (qui est décidé en AG mixte), deux motions ont reccueilli un nombre égal de votes, l'une appelant à la levée du blocage, et l'autre considérant qu'"étant donnée la forte mobilisation de la communauté universitaire, le blocage n'est pas nécessaire".

-Une AG de BIATOSS a appelé à une amplification du mouvement, qui pourrait être plus suivi, et à participer à la journée "bureaux vides" d'aujourd'hui

-L'AG commune (étudiants, enseignants et BIATOSS), qui a rassemblé plus de 1000 personnes (une affluence inédite à Censier) et duré six heures et demie (Š) a voté douze motions et surtout reconduit la grève à une majorité écrasante et le blocage du centre Censier à une très nette majorité (près de 200 voix d'écart).

En résumé : le mouvement continue et prend de l'ampleur.

Bon courage et bonne lutte à tous

CG

la lutte continue...‏

Reprendre les cours sans avoir gagné revient à accepter la défaite.
Chaque jour qui passe met un peu plus en péril le semestre et, comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire, c'est une perspective que le gouvernement ne peut pas se permettre d'envisager. La com officielle sur ce sujet (chantage aux bons sentiments)montre que le gouvernement veut à tout prix cacher cet aspect des choses. C'est pourquoi il faudrait (dans une opération de contre-com) lui donner une publicité massive.

La rétention des notes (et autres formes de lutte analogues) n'est efficace que si l'action est menée jusqu'au bout : les étudiants ne pourraient pas s'inscrire en 2009-2010. Pour les étudiants c'est la pire des hypothèses : les examens ayant eu lieu, je ne vois pas comment on pourrait leur accorder au dernier moment une validation générale. En
outre, la rétention des notes présente un inconvénient majeur : contrairement à la grève, elle est illégale. La pratiquer, c'est
s'exposer à des sanctions très lourdes. J'ai le vague souvenir d'une action de ce genre qui avait très mal tourné pour les "rétenteurs" : perte des 3 mois de traitement entre le moment où les notes auraient dû être rendues (juin) et celui où elles le furent finalement (septembre)sous la menace d'une mise en examen.

La grève présente le double avantage d'être légale et (dans notre cas)financièrement indolore. Idem pour la démission des charges administratives.

Cela dit, j'expose là des positions de principe qu'il serait ridicule de vouloir maintenir contre la réalité des situations locales. La grève ne peut être maintenue que là où il est possible de la maintenir. L'allure tautologique de cette phrase en confirme l'évidence. Dans une situation comme celle de Nantes (exposée par Natacha), il est inutile de s'obstiner : il faut alors envisager d'autres moyens pour continuer la lutte. Mais la grève - et donc la menace sur le semestre - doit
continuer et s'intensifier partout où c'est possible. C'est l'existence de ces facs jusqu'auboutistes qui permet justement aux autres de passer à des formes d'action différentes et de maintenir le mouvement dans son ensemble. Si les premières cèdent, le mouvement s'effondre sur lui-même.

Je n'ai jamais pensé que la victoire serait rapide. Deux mois de grève, le gouvernement s'en fiche : cela faisait partie de ses prévisions. C'est seulement après cette "mise en bouche" que les choses deviennent sérieuses. La grève a réellement commencé le 20 mars quand elle a dépassé le délai que le gouvernement s'était accordé à lui même (jonction avec la grève du 19). A partir de là, la grève devient gênante. Cela fait donc à peine plus de 15 jours que nous sommes vraiment en grève. Ce n'est évidemment pas le moment de s'arrêter alors que nous commençons à peine!

Dans cette perspective d'une action de très longue durée, j'ai toujours pensé que, là où elle se prolongerait, il faudrait en venir au report des examens en septembre. Comme en 68. Je vous rejoint donc sur ce point. Cela permet de passer le cap des européennes. A ce moment-là, Darcos et Pécresse auront été remplacés. Un nouveau ministre n'est pas tenu par les mesures de son prédécesseur. Si le gouvernement na pas cédé avant, il sera plus facile d'obtenir ce que nous voulons.

Il ne faut jamais dévoiler ses batteries trop tôt. C'est pourquoi les mesures de "validation générale du semestre" me semblent prématurées. Cela affaiblit notre position puisque notre propre chantage au redoublement massif devient moins efficace. Tout en comprenant l'inquiétude grandissante des étudiants, je leur suggère de rester stoïques devant les circonstances. Ils peuvent avoir confiance (ça aide pour rester serein dans la tempête). Aucun de nous ne fera rien qui puisse leur porter un préjudice réel. Si la prolongation du conflit était telle que m^me l'organisation d'une session de septembre devienne improbable, je serais le premier à voter pour la validation du semestre pour tous.

En conclusion : nous avons engagé un mouvement qui ne peut se terminer que par une victoire ou une défaite : toute solution intermédiaire serait une défaite. Si nous sommes vaincus, comme nos collègues du secondaire en 2003, nous nous trouverons pour très longtemps dans la situation qui est la leur aujourd'hui : assommés et incapables de réagir. Voir aussi l'exemple des mineurs britanniques : rayés de la carte des vivants. En revanche, une victoire, même partielle, nous
permettra de poursuivre l'action pendant les mois à venir (sur le mode par exemple de "L'université se réforme elle-même"). De toute façon, en cas de victoire, même partielle, les prochains ministres y réfléchiront à trois fois avant de prendre un quelconque décret d'application de la LRU. En cas de défaite, ils auront les mains libres.

Pedro Cordoba
Université de Paris-Sorbonne

Sarkozy affirme qu'il ne reviendra "jamais" sur l'autonomie des universités

Agence : AFP
Pays : FRA
Catégorie : E
Paru le : 2009-04-07 13:16:55

Sarkozy affirme qu'il ne reviendra "jamais" sur l'autonomie des universités


Nicolas Sarkozy a affirmé mardi dans les Bouches-du-Rhône qu'il ne reviendrait "jamais" sur l'autonomie des universités, alors qu'enseignants et chercheurs protestent depuis plus de deux mois contre certaines dispositions du texte qui l'institue.
"On l'a fait voter, franchement c'est un choix sur lequel je ne reviendrai jamais, je préfère le dire, parce que je crois profondément et en conscience que le choix de l'autonomie est fondamental", a déclaré M. Sarkozy lors d'une table-ronde sur la recherche à Venelles.

"Je veux dire au monde universitaire que leur donner l'autonomie, c'est leur faire confiance (...) c'est mieux que de se retrouver au ministère des Universités pour qu'on vous dise d'un bureau parisien ce qu'on doit faire", a-t-il poursuivi.
Malgré les protestations, le chef de l'Etat a jugé que "les choses progressent" sur ce dossier. Il en a profité pour rendre hommage au "courage" des présidents d'université en relevant qu'ils ne "baignent pas toujours dans un environnement spontanément attiré par la réforme".

Nicolas Sarkozy a également tenu à rassurer la communauté universitaire en affirmant qu'il ne souhaitait "absolument pas qu'on mercantilise l'université, qu'on y installe les entrepreneurs au détriment du service public".
"Mais si on fait des études, c'est pour être bien formé, c'est pour trouver un emploi, c'est pour créer de la richesse, de la valeur ajoutée", a-t-il plaidé, jugeant "fantastique que des étudiants puissent créer des entreprises après être sortis de leurs études".
Pour accélérer la commercialisation des brevets, le président a souhaité que les quatre premières sociétés de valorisation "puissent commencer à travailler" dès le mois de septembre.

Les enseignants et les chercheurs protestent depuis plus de deux mois contre le projet controversé de réforme du statut des enseignants-chercheurs, inclus dans la loi sur l'autonomie des universités, malgré plusieurs récentes modifications consenties par le gouvernement.

8ème CNU

1.Motion générale
UNIVERSITÉ : LE MOUVEMENT CONTINUE

La CNU réunie ce jour à Paris III, réaffirme sa détermination intacte et absolue face au massacre, organisé par le gouvernement, du service public de l’Enseignement et de la Recherche.
Le mouvement durera tant que nous n’aurons pas obtenu le retrait des réformes contestées depuis tant de semaines maintenant. Le gouvernement n’a jusqu’ici répondu que par des simulacres de négociation : face à un tel mépris la CNU appelle à la poursuite de la mobilisation sous toutes ses formes ; grèves, blocages, démissions administratives… pour obtenir satisfaction sur l’ensemble de ses revendications.

En outre, elle attire l’attention solennellement sur un phénomène nouveau et inquiétant : la violence policière contre des manifestants pacifiques est devenue, dans maintes villes de France, l’unique mode de gestion de cette crise. Elle dénonce la multiplication des pressions administratives à l’égard des membres de la Communauté Universitaire et de Recherche.
Elle appelle à la convergence des luttes du privé et du public, à la radicalisation du mouvement, et à la désobéissance civile, notre réponse à la répression politique du mouvement de contestation.
Le gouvernement compte sur les vacances de printemps pour éteindre le mouvement. Mais ce printemps, nous sommes dans la rue, nous y restons.

2. Motion sur la validation du semestre

La CNU soutient les UFR et les IUT qui décideraient la validation automatique du semestre pour les étudiants et l’obtention de la note nécessaire pour s’inscrire dans la formation de leur choix.

3 . Motion sur les violences policières

La CNU vote une motion sur les violences policières. Elle propose la création d’une commission sur cette question et apporte son soutien aux victimes de cette répression.

Nous étudiants, EC et biatoss nous élevons formellement contre la criminalisation de notre mouvement ainsi que les violences policières, de plus en plus nombreuses, qui ont touché ces derniers jours l’ensemble de notre communauté, dans un silence médiatique coupable. Nous appelons la communauté universitaire à une solidarité active avec les victimes de ces exactions. Plus globalement, la CNU s’indigne devant la dégradation sans précédent de la situation de la France sur le plan du respect des droits de la personne, récemment constatée par les instances de l’ONU et du Conseil de l’Europe.

II. ACTIONS
1.Manifestations :
Rappel de la manifestation du mercredi 8 avril (journée nationale de manifestation). Départ : 14h 30 Denfert Rochereau.

La coordination nationale appelle à des manifestations locales et régionales hebdomadairement pendant le mois d’avril.

Mardi 28 avril Sainte Valérie 14 h : Journée nationale de manifestation – associée au contre-sommet de Louvain (envoi de délégués à Louvain par les universités).

Participation massive à la manifestation du 1er mai et souhait d'un cortège « De la Maternelle à l’Université » en ouverture de manifestation.

Journée nationale de manifestations « De la Maternelle à l'Université » : date ouverte entre le 1er mai et le 15 mai – Les porte-parole de la CNU prennent langue avec les syndicats du secteur éducation pour fixer, dans un délai raisonnable, une date commune.

Dates à déterminer :
Manif contre les violences policières dont la thématique serait centrée sur la liberté et droits de l’homme, avec concours des associations concernées. Discussion des porte-parole avec les associations de défense des droits de l’homme.

Universités en marche : organisation d’une marche sur Paris à partir d’un point à préciser (durée 3 jours).

2.Actions concernant l’extension du mouvement et la convergence des luttes
- continuer et favoriser toutes les initiatives permettant de s'adresser aux secteurs primaire et secondaire pour réaliser l'extension de la lutte vers ces secteurs
- en direction des hôpitaux qui sont en buttes aux mêmes attaques que l'université dans le cadre les lois Bachelot ; appel à des actions communes.
- en direction de l'ensemble des services publics
- Cellules de comité de mobilisation vers les entreprises
- Solidarité par bassin d’emploi et organisation d’assemblées citoyennes (convergence luttes de l’Education Nationale et des autres luttes).
- Actions vers les sans papiers
- Actions en direction des professions précaires
-Préparation des Rencontres nationales de l’Education et de la Recherche pour réfléchir à l’avenir du système éducatif et définir une plateforme commune de lutte.


3.propositions d'actions soumises à la CNU, n'ayant pas fait l'objet d'un vote, pour informations et réservoir d'idées...

a) Blocage des concours et examens
Concours des grandes écoles et concours d’enseignement : boycott des épreuves, perturbation et blocage et/ou rétention des notes.
Rétention des notes du second semestre et de la session de rattrapage, tant que satisfaction n’aura pas été obtenue sur la question de la mastérisation des concours. AG Aix-Marseille 1 : ultimatum (au-delà d’une date donnée). Ou donner les examens à tout le monde. Neutralisation du second semestre.
Non tenue des jurys de bac ; faire nommer aux jurys des actifs du mouvement qui donneront leur démission le jour de leur entrée en fonctions (demander à ne pas être nommé). Appel à la grève… VS La bonne action : aller aux jurys et bloquer la décision finale.
Pétition pour demander aux présidents d’universités de ne remonter aucun nom d’enseignant-chercheur afin de bloquer la constitution des jurys de bacs (ce qui dans les petites académies peut réellement nuire).

b) Grèves et démissions
-Journée « Bureau vide » pour la visibilité des BIATOSS.
-Grève tournante (une journée par semaine) et blocage les jours de manifestation et d’action nationale.
-Démission des fonctions administratives ; démission de toutes les instances de l’université et du CNRS qui mettent en œuvre les lois gouvernementales relatives à la LRU avec centralisation de ces démissions. Appel à la démission des membres de l’AERES et de l’ANR.
-Refuser toute heure supplémentaire à la rentrée 2009.

c) Actions coup de poings
-Au mois de mai, « L’UNIVERSITE EST PARTOUT » ; l’Université envahit l’espace public, fait cours partout et 24h/24h (cours publics, sit-in philosophiques – organisation de débats philosophiques, avec un animateur et un tableau noir – débats dans la rue, organisation de discussions et de lectures en ville – lectures collectives, distribution de livres, etc.)
-Hécatombe étudiante : à la lecture des décrets, les participants fuient ou s’effondrent sur la chaussée.
-Action « PQ »… : acheter tous le même produit (Papier toilette) et se présenter à la caisse avec chacun un rouleau à la main. Entasser les produits à l’entrée du supermarché.
-Péages et gares gratuits.
-Blocage des grands axes de circulation (carrefours, ponts, voies importantes) avec distribution de tracts explicatifs
-Mise en place d’une journée de blocage de façon complète d’axes de circulation avec répartition des différents blocages par université (Paris bloqué sur toute une journée)
-Séquestration des présidents d’université favorables à la réforme LRU et demande de la démission de tous les présidents d’université qui soutiennent le ministère.
-Action vers les préfectures et les rectorats. Occupation permanente des rectorats de France. Pas de résistance si la police intervient, mais retour tous les jours.
-Organisation d’une ronde des obstinés nationale ou organiser un tour de France des obstinés.
-Mise en place d’universités populaires
-Démantèlement symbolique de la Cité des Sciences et de l’Industrie (reprise de l’action « Tour Eiffel »).
-Course-relais de la Sorbonne à l’Assemblée nationale avec transmission de nos revendications et remise solennelle.
-Recherche : ne plus permettre l’évaluation automatique en mettant on adresse personnelle et son affiliation sur les publications.
-Grève de la faim
-Appels à la désobéissance civile
-Poursuite du printemps des chaises avec dévissage des tables des tables des amphis

d) Informations et médias
-Elaboration d’un tract national expliquant la similitude des problèmes et appelant à des actions communes (« Ni loi LRU à l’université ni loi Bachelot à l’Hôpital » ou « A l’hôpital, comme à l’université, stop à la suppression des postes)
-Un point sur les actions en cours autour de la violence.
-Rassemblement devant les grands media (ou « ronde autour d’un média ») ; investir le JT de 20 heures pour faire une déclaration
-Envoi quotidiens de fax aux journaux nationaux et régionaux des motions des AG (5 universités par jour)
-Campagne d’affichage nationale
-Faire circuler un mot d’ordre « pas d’examens »
-Opération « FEUILLES DE PAIE » (à envoyer à biatossparis8@gmail.com) : réunir des fiches de paie anonymées avec des infos personnelles ajoutées (« 20 ans de service », « 20 ans de coordination d’un département ») pour diffusion au Ministère, aux élus, à la presse, en version « affiche » pour les manifs.
-distribution de tracts dans les RER (tramways, métro, bus…).
-Pétition contre les violences policières www.snessup.univ-littoral.fr/petition
-Contacts avec la coordination parents/enseignants « école en danger » d’élèves : agnationale.org

e) Élection des porte-paroles.
-Mathieu Bonzom (doctorant) mathieu.bonzom@gmail.com
- Nathalie Vienne-Guerrin (EC) nvienne@club-internet.fr
-Rémi Georgess (Biatoss) rem.georges@gmail.com
- Sarah Hatchuel (EC) shatchuel@noos.fr
-Yvon le Bourhis (biatoss) ducyvon@yahoo.fr
-Manon Tertrain (étudiante) manon.tertrain@gmail.com
-David Berrué (étudiant) davide.berrue@hotmail.fr


Prochaine coordination nationale des universités :
organisation commune Paris I et Paris IV le lundi 27 avril.