mercredi 29 avril 2009

Des nouvelles de la IX ème CNU‏

Pour information à 15h07:

Communiqué de la Coordination Nationale des Universités, 29 avril 2009

Hier, mardi 28 avril 2009, trois mois après les premières manifestations, 20.000 personnes ont encore exprimé dans la rue leur opposition aux réformes du gouvernement qui découlent de la loi LRU et du pacte sur la recherche. Face au mépris, aux déclarations mensongères, aux manœuvres en trompe-l'œil et aux choix délibérés de passage en force, les délégués représentant 64 établissements réunis en Coordination Nationale des Universités le 29 avril 2009 en Sorbonne ont voté la poursuite de la grève dans les universités et les laboratoires.

Le mouvement du monde de l'enseignement supérieur et de la recherche n'est ni minoritaire, ni près de s'arrêter. A ce jour, 49 universités retiennent les notes du premier semestre ; 51 universités sont en grève totale ou partielle ; 44 universités sont bloquées ; 14 universités ont appelé au boycott des jurys de baccalauréat.

La CNU se félicite de la convergence des luttes en cours pour la défense des services publics notamment les services de santé.

La communauté universitaire continue avec force et détermination à s'opposer aux réformes du gouvernement.

Quel avenir pour les universités européennes?

Louvain et Louvain-la-Neuve accueillent aujourd'hui et demain la conférence des 46 ministres de l'Enseignement des pays du processus de Bologne, la dernière du "premier cycle de Bologne", avec pour mission principale d'établir les priorités de l'Espace européen de l'enseignement supérieur (EEES) pour les dix prochaines années.


Le processus de Bologne est né en 1999 à l'initiative de 29 pays européens qui ont défini les grands principes d'harmonisation des systèmes d'enseignement supérieur en Europe, les rendant comparables et compatibles.

Il avait pour objectif de créer, avant 2010, un espace harmonisé pour être concurrentiel au niveau mondial et éviter l'exode des cerveaux d'Europe.

Le processus s'est notamment traduit par l'instauration progressive - non encore complétée dans tous les pays - d'un système de crédits permettant d'évaluer la charge de travail de l'étudiant pour une matière bien définie, d'une structure en trois cycles (baccalauréat en 3 ans, master en 1 ou 2 ans, doctorat), et par le développement de la mobilité étudiante, à travers le programme Erasmus (150.000 étudiants).


Bologne jusqu'en 2020?

La conférence ministérielle de Louvain et Louvain-la-Neuve est donc la dernière du "premier cycle de Bologne", avant un second cycle qui courra jusqu'en 2020. Elle devrait aborder les thèmes de l'accès équitable aux études supérieures, de la formation continue ou de l'employabilité, mais aussi de la recherche et de l'innovation, de la mobilité étudiante, ou du financement public de l'enseignement.

La question des classements d'universités, que d'aucuns considèrent comme l'indice d'une concurrence sans cesse plus poussée au détriment de la dimension sociale de l'enseignement, devrait aussi y être abordée. Les ministres belges y feront part de leur opposition à ces "rankings" universitaire, préférant des paramètres plus larges traduisant la capacité d'amener les jeunes à la connaissance.


Plusieurs pays "hors Bologne" invités au sommet

Le Sommet sera pour la première fois ouvert à des pays "hors Bologne" tels que l'Australie, le Brésil, le Canada, la Chine, le Vietnam, le Mexique, etc. qui ont marqué un intérêt pour le système Bologne. Il n'est toutefois pas question d'adhésion, mais bien de dialogue renforcé avec ces pays. International, le Sommet le sera aussi dans sa contestation, de nombreux étudiants craignant une marchandisation de l'enseignement ou une privatisation des universités étant annoncés à Louvain et Louvain-la-Neuve.


Les étudiants dans la rue cet après-midi

Une manifestation nationale d'associations d'étudiants sera par ailleurs organisée aujourd'hui à Bruxelles, à partir de 14 heures sur la petite ceinture. De 8.000 à 10.000 manifestants sont attendus et la rue de la Loi sera entièrement soustraite à la circulation de 14h15 à environ 17h00, a averti la police.Un collectif, "Vague Européenne", a quant à lui prévu d'organiser un "contre-sommet de l'enseignement supérieur", entendant protester contre "la rentabilisation des biens communs". Les autorités louvanistes et néo-louvanistes ont de leur côté annoncé un renfort des forces de sécurité pour prévenir tout débordement.


Rififi belgo-belge

A noter que l'organisation du sommet elle-même, assurée par le Benelux, n'a pas manqué de laisser apparaître certaines tensions. Ainsi, la Communauté française, les Pays-Bas et le Luxembourg ont-ils peu apprécié que l'administration flamande, chargée de la publication des documents officiels, les ait estampillés du seul lion flamand. Des autocollants reprenant les sigles des quatre institutions ont été apposés en dernière minute, solution belgo-belge pour un détail embarrassant d'un sommet international.


Quelques liens:

Quel avenir pour les universités européennes?
RTL Info.be - Bruxelles,Belgium
La question des classements d'universités, que d'aucuns considèrent comme l'indice d'une concurrence sans cesse plus poussée au détriment de la dimension ...


Université. «De mauvais coups portés à la recherche»
Le Télégramme - Brest,France
Malaise et tensions à l'université. Le chercheur LaurentMemery explique les raisons de cette colère. Comme bon nombre de chercheurs, vous êtes hostiles aux ...


Universités - Vers une harmonisation des cursus
France Soir - Paris,France
Photo Sipa/Daniel Duart Aujourd'hui, 46 pays se réunissent en Belgique pour harmoniser les parcours universitaires en Europe. Les représentants de 46 pays ...

La Communauté Universitaire Résiste MajoritairementT !

En cette 13ème semaine de mobilisation dans les universités, plus de 12000 personnels et étudiants des universités et de la recherche ont manifesté ce midi à Paris convergeant avec le cortège des hospitaliers en lutte contre la loi Bachelot. Cette fusion chaleureuse et souhaitée des cortèges a montré leur détermination commune à s’opposer au désengagement de l’Etat, à une gestion managériale des universités, des organismes et des hôpitaux. Au son de «non, la santé et le savoir ne sont pas des marchandises !», les près de 30.000 manifestants ont partagé la même revendication de défense du service public contre les choix et orientations gouvernementaux. Le mouvement dans les universités, exceptionnel tant par sa durée, par son intensité que par son unité s’est poursuivi pendant les congés d’hiver et continue après les vacances de printemps.

Non, le mouvement n’est pas, comme le laisserait entendre le premier ministre, minoritaire ! La colère de la communauté universitaire est majoritaire ! Le choix du gouvernement de jouer le pourrissement ou de passer en force n’a pas entamé la détermination des collègues à exprimer dans la rue, dans les AG, leur exaspération. Le SNESUP dénonce les mesures répressives (intervention de vigiles, fermetures administratives…) prises dans certains établissements. Il condamne les violences qui en découlent. Il exige que les pressions s’exerçant contre le droit de grève de collègues cessent.

Si l’écriture du décret enseignants-chercheurs, publié samedi, a été modifiée sur la question des promotions, des CRCT, des améliorations de débuts de carrières des maîtres de conférences et des carrières des professeurs d’universités, elle laisse entier le risque, par la modulation des services, d’une augmentation généralisée des charges d’enseignement à rémunération constante. La circulaire annoncée par l’entourage de la ministre est l’occasion d’apporter les réponses aux interrogations que le SNESUP a posées à de maintes reprises (CTPU…). L’application de la seule équivalence TD/TP nécessite des créations d’emplois en nombre bien supérieur au nombre d’emplois dont la suppression reste actée pour 2009.

Sur la formation et le recrutement des enseignants, les imprécisions concernant les dispositions transitoires pour 2010 doivent être clarifiées et conduire à un vrai maintien des dispositions actuelles. C’est à cette condition, associée à la réelle volonté de remettre à plat l’ensemble du dispositif, que s’ouvriront les discussions nécessaires pour une tout autre réforme de la formation des enseignants, reconnue par un master, et permettant une élévation du niveau de qualification et une amélioration de la formation.

Le gouvernement prend de lourdes responsabilités quant à la poursuite du mouvement en refusant d’entendre les revendications portées très largement par la communauté universitaire.

Le SNESUP appelle les collègues à poursuivre la mobilisation et à développer la convergence engagée ce jour en faisant du 1er mai un moment exceptionnel tant par son unité que par son ampleur.

Les décrets ou arrêtés parus samedi au Journal Officiel :

- DECRET STATUTAIRE: Décret n° 2009-460 du 23 avril 2009
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020552216&dateTexte=&categorieLien=id

- DECRET CNU: Décret n° 2009-461 du 23 avril 2009
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020552350&dateTexte=&categorieLien=id

- DECRET CLASSEMENT: Décret n° 2009-462 du 23 avril 2009
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020552397&dateTexte=&categorieLien=id

- DECRET CONTRAT DOCTORAL: Décret n° 2009-464 du 23 avril 2009
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020552499&dateTexte=&categorieLien=id

- Arrêté du 19 mars 2009 fixant les taux de promotion
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020552554&dateTexte=&categorieLien=id

mardi 28 avril 2009

Ag des doctorants le 4mai

Nous organisons une nouvelle assemblée générale des doctorants, étudiants de M2 recherche et docteurs non titulaires de l'UPJV le lundi 4 mai à 17h au pôle cathédrale amphi Carré de Malberg, au sous-sol



A l'ordre du jour (à titre indicatif) :

- état de la mobilisation et des actions à l'UPJV et au niveau national
- place des doctorants dans le mouvement, déclaration de la 3ème coordination des M2 recherche, doctorants et docteurs non titulaires du 20 avril à Toulouse
- parution du décret concernant les doctorants contractuels (dit « contrat doctoral unique »)
- problèmes spécifiques aux doctorants de l'UPJV et revendications locales

En espérant vous voir nombreux lundi !

lundi 27 avril 2009

Illustrations



Nouvelles d'ailleurs

Alors que la plupart des cours avaient repris depuis la rentrée de la semaine dernière (grève votée pour les seuls jours de manifestation), depuis ce matin, un groupe d'étudiants de Montpellier III sont en train de bloquer les locaux de l'université.

Une AG des étudiants de notre université, mais aussi des étudiants de la fac de sciences (Montpellier II) a lieu en ce moment même pour reconduire le blocage et demander la validation automatique du semestre.

La situation est un peu confuse pour le moment, nous vous en dirons plus dès que Montpellier-même sera quelle est la situation exacte sur place ...

vendredi 24 avril 2009

Agenda

Merci de m'avoir envoyé le planning :)


Voici le planning durant les vacances:

Dimanche 26/04
Diffusion de tracts au marché à Amiens nord (Pigeonnier)
Dans l'après-midi : diffusion de tracts pendant la réderie de printemps (centre-ville)

Lundi 27/04
18h : barbecue, préparation du contre sommet de Louvain

Mardi 28 - Mercredi 29/04
Contre sommet de Louvain

Pour ceux qui ne vont pas à Louvain Mardi 28, il y a :

- la Manif à Paris:

RDV 9h30 environ devant la gare pour le train de 10h12 (Arrivée a Gare du Nord a 11H20, prendre le RER B jusqu'à St Michel, puis la ligne 10 jusque Jussieu)

PENSEZ AUX BANDEROLES PICARDES pour retrouver les EC PARISIENS à Paris

- Amiens : diffusion de tracts et appel au premier Mai en centre ville. heure à définir.


Mercredi 29/04
Dans l'après-midi : diffusion de tracts dans le centre-ville
21h : réunion du comité de mobilisation, salle des inscriptions du campus

Jeudi 30/04
18h : barbecue, préparation de la manifestation nationale du 1er mai

Vendredi 01/05
Grève générale, manifestation nationale interprofessionnelle
10h: rdv devant la maison de la culture.

Samedi 02/05
17h : réunion du comité de mobilisation, salle des inscriptions du campus

Dimanche 03/05

Diffusion de tracts et marche à Amiens nord
20h : Comité de mobilisation, salle des inscriptions du campus

jeudi 23 avril 2009

Nouvelles d'ailleurs

Situation à Lyon2

Après une semaine de vacances, précédée par deux journées de fermeture administrative, les personnels de Lyon 2 réunis en AG ont voté la poursuite de la grève à l'unanimité moins une voix.

De leur côté, les étudiants ont voté la poursuite du blocage des deux campus à une large majorité.

Le président de l'université a annoncé l'organisation d'une consultation (étendue à tous les personnels et aux étudiants) sur la question du blocage lundi 27.

dimanche 19 avril 2009

Ronde au conseil d'Etat mardi 21 avril‏

Mardi 21 avril - la Ronde Infinie des Obstinés tourne au Conseil d'État.

Le 21 avril, le décret statutaire des enseignants-chercheurs sera examiné par le Conseil d'État. Au beau milieu des vacances, dans la précipitation et le secret qui entoure traditionnellement les
consultations du Conseil d'État, Valérie Pécresse tente de passer en force sur l'un des points majeurs de la mobilisation universitaire.

Pour manifester notre opposition à cette nouvelle manouvre, la Ronde des Obstinés se dédoublera pour tourner simultanément sur la place du Palais-Royal (Paris 1er), devant le Conseil d'État, et sur la place de Grève.

Soyez nombreux à venir ce mardi place de l'Hôtel de Ville à 13h30, pour rejoindre en procession le Conseil d'État et y tourner de 14h à 16h ! Nous retrouverons ensuite le lieu habituel de la ronde, pour la poursuivre obstinément.

CR Ag des Doctorants de l'UPJV

motion adoptée à l'unanimité lors de l'Assemblée générale des doctorants de l'UPJV du 14 avril 2009.



Les doctorants de l’UPJV réunis en assemblée générale ce mardi 14 avril 2009 adhèrent pleinement à la déclaration et aux revendications de la 2ème coordination nationale des doctorants et docteurs non-titulaires retranscrites ci-dessous.
De plus, l’assemblée générale condamne la politique de gestion des deux écoles doctorales de l’UPJV, essentiellement fondée sur des logiques de compétitivité et sur la volonté de satisfaire aux indicateurs de performance (pression à la réduction de la durée des thèses, accroissement des obligations de formations complémentaires inutiles etc.)
Ce faisant elles se montrent aveugles aux conditions réelles de vie, de travail et d’études des doctorants, contribuent à accroître le contrôle qui pèse sur eux et la précarité qu’ils subissent et vont à l’encontre des valeurs constitutives de l’université et de la recherche.
L’assemblée générale dénonce enfin l’absence de réelle représentation des doctorants et le manque de transparence dans l’attribution des allocations de recherche.



Déclaration de la 2nd coordination nationale des doctorant-e-s et docteur-e-s non-titulaires

Depuis plus de huit semaines, les universités et la recherche sont entrées en résistance. La
coordination nationale des doctorant-e-s et docteur-e-s non-titulaires, réunie à Lyon le lundi
30 mars 2009, s’inscrit entièrement dans cette lutte des universités et de la recherche contre
les réformes gouvernementales actuelles et affirme sa solidarité avec les autres acteurs du
mouvement. Elle soutient les motions et revendications adoptées par les différentes coordinations de l’enseignement supérieur et de la recherche.
La coordination nationale des doctorant-e-s et docteur-e-s non-titulaires refuse la logique de
libéralisation du service public d’enseignement supérieur et de recherche, le pilotage de la
recherche par les intérêts privés, l’industrie et l’Etat, la mise en concurrence de tou-te-s contre
tou-te-s et la généralisation de la précarité. Elle dénonce le processus de Bologne et la stratégie de Lisbonne, et se déclare solidaire des mouvements étrangers en lutte contre ces logiques (Espagne, Italie, etc). Elle s’oppose donc radicalement aux logiques destructrices actuellement à l’oeuvre : l’éducation et la recherche ne sont pas des marchandises.
Cette situation de résistance nous impose une mise entre parenthèses de nos travaux doctoraux, post-doctoraux et d’enseignement. En conséquence, nous nous déclarons doctorant-e-s et docteur-e-s non-titulaires en lutte, et souhaitons faire entendre collectivement notre voix en contribuant à amplifier la mobilisation générale.
Nous exigeons l’abrogation de la LRU et du pacte pour la recherche, le retrait du projet de
décret relatif au statut des enseignement-chercheurs, le retrait du projet dit de « mastérisation
» et le retrait du contrat doctoral dit « unique ». Nous affirmons comme une nécessité absolue
la mise en place d’un véritable processus de réflexion et d’élaboration collectif sur l’avenir
des études doctorales en France, et tout particulièrement la résorption des précarités de cette
condition spécifique, avec tous les acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche
concernées.



POSITION DE PRINCIPE SUR LE DOCTORAT

Le travail de thèse doit s’inscrire dans le cadre d’un service public. Contribuant à l’élargissement des connaissances et au dynamisme de la recherche, le doctorat est une activité professionnelle et une formation.
Une activité professionnelle dans le sens où le doctorat est une activité de production du savoir pour l’ensemble de la société. A ce titre, il ouvre droit à une rémunération via un contrat de travail précisant ses droits et devoirs. De ce fait, il permet également l’accès au système de protection sociale.
Une formation dans le sens où le doctorat constitue le grade le plus élevé des études universitaires. Il est une formation, fruit d’une activité individuelle s’intégrant dans un cadre
collectif de travail. De ce fait le doctorat est une formation qualifiante qui débouche sur un diplôme.
Pour ces raisons, le doctorant est un chercheur en formation producteur de connaissances.
Ainsi, il doit être considéré comme un salarié en formation. Cela implique notamment un
= cadre juridique, une rémunération et une reconnaissance du diplôme dans les conventions
collectives. L’ensemble constitue le statut du doctorant.




TOUT NOUVEAU STATUT DU DOCTORANT DEVRA SATISFAIRE À CES
PRINCIPES, ET AUX EXIGENCES SUIVANTES :

· un contrat de travail de droit public sans période d’essai ;

· la prise en compte du doctorant pour tous les choix le concernant ;

· pas de négociation salariale individuelle et une rémunération égale pour tous ;

· une égalité de droits entre doctorant-e-s français-e et étranger-ère-s ; inclure l’équivalent d’une « charte des thèses contraignante à caractère national », remplaçant les chartes des thèses locales, précisant les droits et devoirs du doctorant-e-s et des encadrants (directeur, unité de recherche, école doctorale, université), et instaurant des voies de recours indépendantes ;

· garantir l’accès à une formation pour tous doctorant-e-s, par un organisme public national de formation à la recherche, et à l’enseignement (type Centre Initiation Enseignement Supérieur).
· Ce statut doit être généralisé à l’ensemble des doctorant-e-s.



CONCERNANT LE FINANCEMENT

· la thèse financée doit être la norme, les thèses non-financées doivent devenir une exception ;

· nous exigeons que soit mis en place de toute urgence (dès 2009) un plan pluriannuel de financement public pour l’ensemble de la recherche avec une augmentation massive de postes statutaires et un plan pluriannuel de financement public des thèses pour augmenter leur taux de financement ;

· le maintien de la possibilité de s’inscrire en thèse sans financement jusqu’à ce que toutes les thèses soient financées dans toutes les filières ;

· la restitution des 225 allocations de recherche pour la rentrée 2009 ;

· l’instauration d’une grille de salaires pour l’ensemble des doctorant-e-s, tous financements confondus, alignée sur la grille d’ingénieur d’études de la fonction publique (PPRS inclus).



CONDITION DES DOCTORANT-E-S NON-FINANCÉ-E-S
· Lorsque cela ne relève pas d’un choix personnel, nous considérons la condition des doctorant-e-s non-financé-e-s comme inacceptable.

· Dans l’immédiat, pour les tous les doctorant-e-s non-financé-e-s, nous exigeons une exonération des frais d’inscriptions et un accès à des conditions matérielles décentes pour mener à bien leurs recherches : bureaux et ordinateurs, accès aux bibliothèques, accès au matériel de recherche, prise en charge des frais de déplacement et d’inscription pour l’accès aux colloques ou pour les enquêtes de terrain, etc.



CONDITION DES DOCTORANT-E-S VACATAIRES

Étant donnée la situation actuelle des vacataires chargés de cours de l’Université, nous
réclamons :

· le paiement mensuel des vacataires chargés de cours

· que la rémunération ne soit pas considérée comme « accessoire » ;

· un traitement identique de tous les chargés de cours, qu’ils aient plus ou moins de 28 ans ;

· la signature d’un véritable contrat en deux exemplaires entre l’Université et le vacataire.

· De plus, aux vues des difficultés des vacataires dans le mouvement actuel dans les universités où il y a eu, où il y a encore, des blocages ainsi que des journées banalisées, nous exigeons le paiement immédiat des vacataires pour les heures de cours qui auraient dû être effectuées lors de ces journées.

· Pour cela, nous appelons les vacataires et l’ensemble du mouvement à mettre la pression sur la présidence de leur université ou institut.