jeudi 7 mai 2009

3è Coord nationale des laboratoires

Déclaration de la 3e Coordination nationale des laboratoires en lutte

Les délégués de la communauté scientifique, réunis le 5 mai 2009 au Centre Pierre Mendès-France de l'université Paris-1 pour la troisième réunion de la Coordination Nationale des Laboratoires en Lutte, réaffirment leur opposition déterminée aux réformes du gouvernement
imposées aux services publics d'enseignement supérieur et de recherche.

La CNLL appelle tous les personnels des laboratoires à se joindre aux actions suivantes :

- 14 mai :
manifestation nationale Enseignement supérieur-Recherche (ESR) contre la précarité, en convergence avec la coordination nationale des universités (CNU) et le secteur des services publics de santé le même jour

- 26 mai :
manifestation nationale interprofessionnelle à l'appel de huit confédérations syndicales, contre la casse des services publics. La CNLL appelle à manifester dans un cortège ESR fort et visible qui
défilera indépendamment pour rejoindre ensuite le cortège interprofessionnel

- 10 juin :
journée d'actions nationales et régionales à l'occasion de la réunion plénière du Comité national de la recherche scientifique

- 25 juin :
organisation d'actions coordonnées pour protester contre la tenue du Conseil d'administration du CNRS, au CERN à Genève.

Mobilisée depuis des mois, la communauté scientifique a maintes fois demandé que s'engage une véritable négociation sur les nécessaires réformes de l'Université et des organismes de recherche afin de sortir du conflit.

Les réformes imposées -- et d'ores et déjà appliquées -- visent à démanteler les organismes de recherche suivant une logique idéologique inacceptable. La mise sous tutelle politique et financière du service public de recherche et d'enseignement supérieur et la mise en
concurrence des Universités et des laboratoires sont en effet incompatibles avec leurs principes fondateurs : indépendance, liberté et collégialité.
Devant le mépris du gouvernement et des directions des organismes et leur refus persistant d'entrer dans un véritable processus de négociation avec tous les acteurs de la communauté scientifique, la Coordination nationale des laboratoires en lutte appelle solennellement
tous les personnels à :

- Prendre une part active à toutes les journées d'action nationales de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche et à leur préparation ;
- Soutenir l'action des Directeurs d'unités visant à défendre le rôle d'opérateur des organismes dans notre système de recherche ;
- Participer à l'ensemble des blocages et boycotts lancés pour empêcher la mise en place des réformes (conseils d'administration mettant en place ces contre-réformes dans tous les EPST, visites de l'AERES, expertises ANR...) ;
- Refuser la mise en place du fichage déguisé, l'automatisation prévisible de la gestion des ressources humaines et dénoncer les risques de discriminations que présentent les logiciels d'évaluation du personnel des EPST, et en particulier SIRHUS.

La coordination appelle solennellement les élus siégeant au Comité national de la recherche scientifique, ainsi que dans tous les Conseils scientifiques et d'administration, à s'opposer par tous les moyens aux réformes en cours. La Coordination demande notamment que les membres du Comité national défendent le retour à une évaluation collégiale et qualitative des laboratoires par le Comité national, contre les pratiques managériales, opaques et quantitatives de l'AERES.
La CNLL appelle enfin l'ensemble des citoyens à s'intéresser aux enjeux pour la société de l'enseignement supérieur, de la recherche et des services publics (éducation, santé...) et de leur devenir, afin de ne plus être dupes des actions de propagande du gouvernement.

La 4e Coordination nationale des laboratoires en lutte se tiendra en juin 2009.

mercredi 6 mai 2009

Nouvelles d'ailleurs

Quelques informations sur Paris 4.

1) Lundi, l'AG des personnels a revoté la grève (12 contre)
2) Hier, 700 étudiants réunis en AG ont revoté la grève (600 pour)
3) Hier toujours une assemblée de Biatoss a voté la grève pour aujourd'hui et demain en réaction aux déclarations de VP sur la catégorie C et par solidarité avec le mouvement

La mobilisation ne faiblit pas (et Paris 4 ne semble pas isolée de ce point de vue); nous espérons que cela renforcera notre syndicat dans sa volonté de tenir des positions fermes.

mardi 5 mai 2009

CR AG des personnels de l'UPJV

Une cinquantaine de personnes ont participé aujourd'hui à l'assemblée générale des personnels de l'UPJV.

Voici les motions adoptées :


- Motion 1 sur le paiement des salaires des personnels précaires.
Adoptée à l'unanimité

L'assemblée générale des personnels de l'UPJV réunie le 5 mai 2009 exige le paiement des salaires du premier semestre 2008/09 de tous les vacataires et chargés de cours dans les plus brefs délais.


- Motion 2 sur les tentatives de division des personnels menées par la présidence.
Adoptée à l'unanimité

L'assemblée générale des personnels de l'UPJV réunie le 5 mai 2009 dénonce les manœuvres de la présidence qui a convoqué les personnels BIATOSS du campus afin de faire voter sur les questions de la grève et du blocage, faisant ainsi pression sur eux pour qu'ils prennent position et se désolidarisent du mouvement des EC et des étudiants. Ces agissements vont à l'encontre du droit de réserve des personnels.


Motion 3 sur les examens (reprenant terme à terme la motion adoptée par la neuvième CNU)
Adoptée à l'unanimité

Face à la situation de blocage actuelle dont le gouvernement porte l'entière responsabilité, qui a entraîné une suspension des cours depuis trois mois dans la plupart des universités :



1. Nous refusons d’évaluer les enseignements qui soit n’ont pas été dispensés (dans 30 universités en piquet de grève aucun cours ne s’est tenu au second semestre), ou bien qui ont été dispensés dans des conditions de grève ne permettant pas un accès équitable des étudiants à ces contenus.
2. Nous appelons les enseignants-chercheurs et le personnel BIATOSS à ne pas organiser les examens et ce jusqu’à satisfaction de nos revendications.


La prochaine AG des personnels se tiendra JEUDI 14 MAI à midi en Sciences.

CR différentes AG

- Arts:

- AG des enseignants et enseignants-chercheurs du lundi 4 mai à 10h:

Motion A: L' AG des EC et des Enseignants réunie ce lundi 4 mai à 10h décide de poursuivre le mouvement dans les modalités actuelles: 14 POUR, 21 CONTRE.

Motion B: L'AG des EC et des Enseignants réunie ce lundi 4 mai à 10h décide la reprise des cours pour les semaines à venir mais se réserve la POSSIBILITE DE NE PAS ORGANISER LES EXAMENS: 21 POUR, 14 CONTRE;

Prochaine AG le Lundi 11 mai à 10h.


- AG unitaire du lundi 4 mai à 12h ( Etudiants, EC et Enseignants, Biatoss)

Grève: NPPV, 4; Abst, 19; Contre, 6; Pour 155

Blocage de la faculté: NPPV, 12; Abst, 39; Contre 37; Pour, 99.

Motion validation des semestres pour tous: NPPV, 16; Abst, 61; Contre, 43; Pour, 45. La motion sera donc représentée à la prochaine AG du lundi 11 mai.


GREVE ET BLOCAGE DE LA FACULTE DES ARTS DE L'UNIVERSITE DE PICARDIE JULES VERNE SONT RECONDUITS.


Prochaine AG, Lundi 11 Mai 12h



- Sciences:

Le déblocage mais poursuite de la grève et de l'occuption

blocage: NPPV: 7; Abstentions : 33; Contre: 297; Pour: 160.

Occupation des locaux: Pour: Majorité visible.

Grève: Pour: Majorité visible

Examens: Ne pas organiser des examens entre le 1er juillet et le 31 août: Pour Majorité visible

Motion de la CNU: Coordination Nationale Universitaire NPPV: 27; Abstentions: 77; Contre: 129; Pour: 159

prochaine AG: mercredi 6 mai à 12H


- Campus:


Toujours bloqué, 442 POUR et 291 contre le blocage.

Prochaine AG Jeudi 7mai 11h amphi 600

dimanche 3 mai 2009

Les larmes de crocodile de Madame la ministre


Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche joue la stratégie du pourrissement depuis des mois et compte maintenant sur la culpabilité des universitaires. Nous nous trouvons face aux accusations très convenues de « prise d’otages » dont font régulièrement l’objet d’autres milieux professionnels lorsqu’ils entrent en lutte pour la défense de leur conditions
de travail, de leurs emplois et de leurs salaires : comme toujours, les mobilisations sociales sont rendues elles-mêmes responsables des problèmes sociaux qu’elles cherchent à résoudre. Cette inversion des rôles fait simplement partie de la grammaire médiatique des contre-réformes.


En refusant d’entendre le refus exprimé par le monde universitaire sous de multiples formes depuis l'automne 2007, Valérie Pécresse porte l’entière responsabilité des difficultés etconfusions de cette fin d’année universitaire.
Responsabilité devenue accablante par le cynisme avéré qui a consisté à faire passer deux des décrets contestés pendant les vacances de Pâques, à la veille des périodes de partiels et d’examens, précisément. « Prendre en otage » les étudiants, ce serait aujourd'hui faire croire que des examens peuvent se dérouler dans des conditions normales d'équité alors qu'un semestre de cours n'a pas eu lieu du fait de l'obstination de la ministre. Ce serait imposer des rattrapages pendant l'été alors que plus de la moitié des étudiants sont salariés et travaillent pour financer leurs études. Ce serait enfin, comme le fait Valérie Pécresse, utiliser le chantage aux examens pour effacer la grève et faire croire que tout est rentré dans l'ordre et les enseignants-chercheurs dans leurs amphithéâtres. Non. La présence massive des étudiants et des personnels de l’Université et de la Recherche dans les manifestations du 1e mai montre une fois encore qu'il n'en est rien. Notre détermination est intacte et il n'y aura pas de retour à la normale sans
retrait par le gouvernement des lois et décrets contestés.


Contrairement à Valérie Pécresse, les personnels universitaires connaissent et se soucient de cette jeunesse qu’ils côtoient tous les jours. Un motif central de la mobilisation est, précisément, la défense de la valeur des diplômes universitaires publics et de la démocratisation du savoir. La communauté universitaire rassemblée, personnels et étudiants, trouvera dans chaque université en fonction des situations locales les solutions pour que l'obstination de la ministre n'empêche pas les étudiants de poursuivre leurs études. Elle le fera dans le respect des principes d'une université réellement libre, autonome et responsable, sûrement pas en obéissant aux injonctions comminatoires d'une ministre à bout d'arguments.



Les porte-parole de la coordination nationale des universités

Agenda de la rentrée

Lundi 4mai:

- arts:
10h AG restreinte aux EC
12h AG des Etudiants en arts.

-sciences:
14h AG amphi HAUY

-pole cathedrale:
17h Ag des Docotrants amphi Carré de Malberg

-campus:
12h AG

21h manif nocturne rdv Sciences



Mardi 5 mai:

- pole cathédrale:
12H AG des personnels

-AG IUFM 13h30

-ronde des obstinés sur Paris (départ: rdv 8h30 gare Amiens, train 9h12; retour: rdv 18h30 gare du nord Paris, train 19h04) Annulé elle reprendra en juin si le gouvernement continu la sourde oreille


Mercredi 6mai:

-atelier débat mouvement étudiant amphi 600 14h
-interpôle 18h Science


Jeudi 7mai:

- campus: 11h AG étudiante amphi 600
-manif locale 14h MACU
(désobéissance civile = se couvrir le visage par tous les moyens possibles)

jeudi 30 avril 2009

Calendrier national

Vendredi 1er mai:
participation à la manifestation interprofessionnelle avec point de rendez-vous pour le cortège unitaire « enseignement supérieur et recherche ».
Pour l’Ile-de-France: Pique-nique (avenue René Coty à partir de 12h30) pour fédérer les universités avant la manifestation.

Dimanche 3 midi – lundi 4 midi mai :
1001e heure de la ronde des obstinés, Paris, Parvis de l'Hôtel de Ville

Semaine du 4 mai:
meeting unitaire des 8 confédérations syndicales pour qu’elles prennent une position ferme sur la question de l'enseignement primaire, secondaire et supérieur, et plus généralement sur le service public et la loi « mobilité des fonctionnaires ».

Jeudi 7 mai:
manifestations locales

Mercredi 13 mai:
10ème Coordination Nationale des Universités à l’université de Marne-la-Vallée (co-organisée avec l’université de Paris 12)

Mardi 12 mai ou vendredi 15 mai
(mandat donné aux porte-parole pour déterminer une date, avec une préférence pour le 12 mai):
journée nationale de manifestation à Paris et dans 5/6 grandes villes en convergence avec les autres secteurs

Jeudi 14 mai - vendredi 15 mai:
journées d’action: lutter contre la précarité ; aller à la rencontre des écoles, des collèges et des actions ; soutenir les « laboratoires morts »

Jeudi 21- dimanche 24 mai :
Marche obstinée de Chartres à Paris.
Commission d'organisation: Delphine Helle (helle_delphine@gmail.com), Jérôme Chandesris (jerome.chandesris@etu.univ-rouen.fr), Théophile Gaudin (theopile_gaudin@live.fr), Wahby Mtir (06 59 02 87 58)

Jeudi 4 juin:
The Academic Pride

Rappel des motions votées à la 9ème CNU

Motion : « Nous ne tiendrons pas les examens ! »

Face à la situation de blocage actuelle dont le gouvernement porte l’entière responsabilité, et qui a entraîné une suspension des cours depuis trois mois dans la plupart des universités :


  1. Nous refusons d’évaluer les enseignements qui soit n’ont pas été dispensés (dans 30 universités en piquet de grève aucun cours ne s’est tenu au second semestre), ou bien qui ont été dispensés dans des conditions de grève ne permettant pas un accès équitable des étudiants à ces contenus.


  1. Nous appelons les enseignants-chercheurs et le personnel BIATOSS à ne pas organiser les examens et ce jusqu’à satisfaction de nos revendications.



Motion contre les répressions

La Coordination Nationale des Universités condamne toute répression à l’encontre de la communauté universitaire et scientifique dans son ensemble.


Elle appelle à soutenir tous les membres de la communauté universitaire et scientifique qui sont poursuivis dans le cadre du mouvement.


Elle rappelle que la grève est un droit constitutionnel et que les intimidations, les menaces, les insultes et les provocations sont une atteinte grave à ce droit et à la liberté individuelle.


Elle condamne par ailleurs les initiatives des administrations universitaires visant à mettre fin au mouvement : consultation électronique, référendum et vote sans débat


Motion : « Il n'y a qu'une Université, c'est l'Université Publique »

La Coordination Nationale des Universités réunie le 29 avril 2009 en Sorbonne s’insurge de la publication au Journal officiel du 19 avril du décret n°2009-427 du 16 avril 2009 « portant publication de l’accord entre la République française et le Saint-Siège sur la reconnaissance des grades et diplômes dans l'enseignement supérieur »


Ce décret est une nouvelle attaque contre le principe de laïcité.


Il est écrit dans ce décret : « Pour les Universités catholiques, les Facultés ecclésiastiques et les établissements d'enseignement supérieur dûment habilités par le Saint-Siège : aux grades et diplômes qu’ils délivrent dans les disciplines énumérées dans le protocole additionnel. Une liste des institutions ainsi que des grades et diplômes concernés sera élaborée par la Congrégation pour l'Education catholique, régulièrement tenue à jour et communiquée aux Autorités françaises ».

Cette phrase est purement scandaleuse pour deux raisons de fond :


  • Alors que la DGES, dans une note « informative » impose les noms de domaines et de diplômes aux universités publiques, ce décret laisse les instituts catholiques dicter leur loi au Ministère. Alors que le pilotage bureaucratique n’a jamais été aussi explicite pour le service public, on laisse les mains totalement libres au secteur privé.


  • Depuis 1885, les instituts catholiques ne sont plus des universités. Il n’y a qu'une Université en France et c'est l’Université publique.

mercredi 29 avril 2009

Communiqué final de la IXè Coor Nationale des Universités

Les délégués de la communauté universitaire et de la recherche représentant 64 établissements, réunis le 29 avril 2009 à la Sorbonne pour la neuvième réunion de la Coordination des Universités née le 22 janvier 2009 réaffirment leur solidarité et leur opposition
déterminée aux projets du gouvernement.

Persistant dans son refus de réelles négociations, le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a fait passer en force, pendant les vacances de printemps, les décrets sur le statut des enseignants-chercheurs, le CNU et le contrat doctoral unique. Il a d'ores et déjà annoncé qu’il ferait de même pour la réforme de la formation et du recrutement des enseignants des premier et second degrés. Le ministère s’est même opposé à la demande clairement formulée par la CPU concernant ce dernier point, au mépris des règles qu’il avait lui-même fixées concernant l’évaluation des maquettes par l’AERES. Ce déni des principes démocratiques nous renforce dans notre détermination.

Partout en Europe où ont été mises en place des réformes similaires dans le cadre du processus de Bologne (Italie, Grèce, Royaume-Uni, Allemagne, Autriche, Espagne...), ces dernières ont eu pour conséquence, à très court terme, des hausses massives de frais d’inscription, la précarisation des acteurs de l'enseignement supérieur et de la recherche, la disparition d’emplois techniques et administratifs, ainsi qu’une concurrence délétère entre les
individus, les équipes et les établissements.

Nous réaffirmons que la crise actuelle que traversent l’université et la recherche tire son origine du Pacte pour la Recherche, de la loi LRU et de la Révision Générale des Politiques publiques. Pour cette raison, nous restons attachés à la plateforme de revendications dont tous les points sont liés et que nous avons maintes fois rappelée :



- Abrogation de la loi LRU et du pacte pour la Recherche.

- Retrait du projet de réforme de la formation et du recrutement
des enseignants des premier et second degrés qui menace à très court
terme le système public d'éducation

- Retrait du décret sur le statut des enseignants-chercheurs et le CNU

- Retrait du contrat doctoral unique

- Rétablissement des postes supprimés en 2009, mise en place d’un plan pluriannuel de création d’emplois statutaires concernant l’ensemble de la communauté universitaire et résorption de la précarité.

- Opposition aux principes de dotation budgétaires (système SYMPA), qui mettent dès à présent en danger les filières technologiques universitaires (IUT, IUP, IUFM, etc...).

- Arrêt du démantèlement des organismes publics de recherche et réaffirmation de leur rôle d'opérateur de recherche

- Opposition aux mesures qui conduisent à la précarisation des étudiants (démantèlement du CROUS, augmentation prévisible des frais d'inscription, etc...)



Nous appelons à continuer la grève, à intensifier le mouvement et à :



- ne faire remonter aucune maquette de master de formation des enseignants actant la réforme actuelle et refuser de les appliquer si elles sont imposées par le ministère

- appeler au refus du vote des compétences élargies par les conseils d’administration des universités

- faire voter par les conseils centraux des motions contre l’application de la modulation de service et refuser le cas échéant les évaluations personnelles prévues dans ce cadre.

- Refuser la mise en place des entretiens professionnels d'évaluation des personnels BIATOSS.

- Mettre un terme aux processus d'externalisation et de précarisation des personnels, notamment BIATOSS.

- Refuser les chaires d'excellence



En défendant les universités et les organismes de recherche, nous ne défendons pas seulement les universitaires mais un idéal démocratique et laïc opposé à celui du gouvernement (droit à la connaissance pour tous, droit de choisir sa filière sans discrimination financière ni territoriale, droit de s’engager dans des études qui n’ont aucune rentabilité immédiate mais qui sont d’une valeur essentielle pour la société, liberté de la recherche et de l’enseignement). Nous refusons
la logique de mise en concurrence des universités et des membres de la communauté universitaire, scientifique et éducative, implicite dans ces décrets, et nous réaffirmons les valeurs de coopération et de solidarité dont la recherche et l'enseignement se nourrissent.



Face à la menace que ce gouvernement fait peser sur ces principes fondateurs, nous appelons l’ensemble de la communauté universitaire, scientifique et éducative, ainsi que tous les citoyens, à défendre ces valeurs sans concession et à les promouvoir.

L’université française doit continuer à être le cadre de la démocratisation du savoir pour la formation de citoyens libres et responsables.

La CNU se félicite de l'unité réalisée dans la rue le 28 avec les collègues de la santé et des convergences à venir le 1er mai avec l'ensemble des secteurs

L'université et la recherche sont en lutte depuis trois mois ; aujourd'hui elles sont plus que jamais en résistance.

IXè CNU suite

Motion sur les exams de la IX CNU
par Sorbonnard, le 29 Avril 2009 à 19:04
Rubrique : Communiqués

Motion : Nous ne tiendrons pas les examens !

Face à la situation de blocage actuelle dont le gouvernement porte
l’entière responsabilité, et qui a entraîné une suspension des cours
depuis trois mois dans la plupart des universités :




1. nous refusons d’évaluer les enseignements qui soit n’ont pas
été dispensés (dans 30 universités en piquet de grève aucun cours ne
s’est tenu au second semestre), ou bien qui ont été dispensés dans
des conditions de grève ne permettant pas un accès équitable des
étudiants à ces contenus.


2.Nous appelons les enseignant-chercheurs et le personnel
BIATOSS à ne pas organiser les examens et ce jusqu’à satisfaction de
nos revendications.