lundi 23 mars 2009

Accueil Darcos

Vous allez voir comment nous avons été reçu ce matin alors que nous attendions pacifiquement la venue de Mr Darcos à CitéVision rue Saint Fuscien. (en bas de l'article)



La nouvelle fait la une sur france bleu, on peut écouter sur le net
et revoir les images du journal de france 3 de ce midi.

France 3: http://info.francetelevisions.fr/?id-categorie=JOURNAUX_LES_EDITIONS_REGIONALES_PICARDIE_1920

Frace bleu: http://www.radiofrance.fr/chaines/france-bleu/?nr=37338a19919ce9eab5f0d0d193e4fb79&ca2f5e3e259b34c53eb9040212670b8d_info_mode=item&ca2f5e3e259b34c53eb9040212670b8d_info_index=0

Le courrier picard diffusera l'article demain dès que je l'ai je mets le lien.

Nous n'avons pas pu nous exprimer du tout puisque à peine arrivés, on nous a demandé de rester sur le trottoir et de ne pas bloquer la rue. nous l'avons fait. mais les crs ont commencé à charger directement. nous nous sommes regroupés, assis par terre et les violences ont commencé... bref voila où en est le droit de manifester, de s'exprimer, de s'opposer....


Et voici le communiqué qui a été diffusé aux médias:

"Nous lycéens, étudiants, enseignants-chercheurs et parents d'élèves mobilisés, étions réunis le 23 mars 2009 au 83 rue saint-fuscien à Amiens où se rendait monsieur le ministre de l'éducation nationale, Xavier Darcos, afin de contester une nouvelle fois, de manière pacifique, les réformes de l'éducation de la maternelle à l'université. à cette occasion, nous avons refusé d'envoyé la délégation initialement prévue pour discuter avec monsieur le ministre.

En effet, dès l'arrivée des manifestants sur le trottoir du 83, les Compagnies Républicaines de Sécurité ont reçu l'ordre de nous repousser par tous les moyens.

Ainsi, nous avons estimé que les conditions nécessaires à un dialogue serein n'étaient pas remplies suite à l'intervention violente (matraquage, coups, charges...) des forces de l'ordre, ayant causée des blessures constatées par les pompiers, sur les manifestants présents.

Nous déplorons cette nouvelle provocation de surcroît d'une violence disproportionnée marquant le climat de violence sociale actuel, ainsi que le mépris des dirigeants. pour cela nous avons exigé des excuses publiques que nous attendons...."

dimanche 22 mars 2009

Agenda

Lundi 23 mars:
AG en Arts, en Sciences, au Campus (12h, ou 12H15 suivant les poles)



Mardi 24 mars:
Manif nationale à Paris
-Rdv 11h Gare d'Amiens pour train de 12h13. Pensez à abonder la caisse de grève et apporter un maximum de banderoles picardes.

-Rdv parisien 14h Port Royal.
-Pour les parisiano-picards: rdv 14h devant la "Closerie des Lilas" (café très chic à Port Royal)



Mercredi 25 mars:
10h-17h Kermesse et soupe populaire (campus )



Jeudi 26 mars:
Mobilisations Place Gambetta et Hôtel de ville toute la journee.
Passez des que vous pouvez!

* 8h30 à 18h: Ronde des Obstines place Gambetta.
Venez nombreux, quand vous pouvez, tournez en rond pour montrer votre obstination, Apportez tracts, pancartes, banderoles, ...

* 12h00 (ATTENTION HORAIRE MODIFIÉE) Réunion EC au "forum" (grande terrasse devant la Place Gambetta).

* 13h Place Gambetta: Pique Nique.
Apportez à manger et à boire

* 12h-14h Place de l'hôtel de ville: Lectures (Princesse de Cleves et autres), happenings.

* 14h-14h05 : "flash mob" place de l'hôtel de ville: chacun-e lit pendant 5 min le texte de son choix.

* Et la ronde continue place Gambetta



Vendredi 27 mars:
Journée de réflexion sur les futures actions à proposer
14h coordination locale étudiants ? enseignants en art.

mardi 17 mars 2009

JTJV, Episode pilote du Journal Télévisé

Voici le pilote du Journal Télévisé réalisé par la Faculté des Arts.

Bon visionnage et rigolez bien.


http://joelmekhantar.centerblog.net/

Communiqué du matin

Depuis six semaines, l’université et la recherche sont en grève. Cinq coordinations nationales des universités, quatre coordinations étudiantes, deux coordinations de la CNFDE se sont réunies à ce jour ; les laboratoires en lutte, les docteurs non titulaires et doctorants, ainsi que les salariés de l’Education Nationale et les parents se sont également constitués en coordinations ; les IUT, les BIATOSS s’organisent en coordinations dans la semaine qui vient.

En dépit d’un mouvement sans précédent, malgré des centaines de motions, d’analyses produites depuis des mois, malgré les dizaines de milliers de manifestants rassemblés chaque semaine, les ministres de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et de l’Education Nationale persistent à ignorer l’ensemble des revendications des enseignants, des étudiants, des chercheurs, des personnels administratifs et techniques, en particulier l’abrogation de la loi LRU et du pacte pour la recherche. Une mascarade – l’annonce d’une année de «transition» vers la masterisation – en suit une autre – la « réécriture » du décret statutaire. La plupart des dossiers sont tout bonnement absents des discours de V. Pécresse et de X. Darcos. Comme si cette farce n'était pas suffisante, 92 députés de la majorité viennent de déposer avec le plus grand cynisme au regard de la situation actuelle un projet de loi, en continuité avec les préconisations de l’OCDE, qui entend faire porter aux seuls étudiants et à leur famille le coût du désengagement sans précédent de l'Etat de l’enseignement supérieur.

La 6e Coordination Nationale des Universités réunie à Dijon dénonce l’irresponsabilité et le cynisme des ministres dans la gestion d’une crise majeure de l’enseignement supérieur et la recherche. Ils portent seuls la responsabilité de la radicalisation du mouvement. Ils ne représentent en rien l’esprit de notre communauté. La Coordination Nationale des Universités refuse tout chantage qui enfermerait les personnels et les étudiants dans le dilemme : sauver la promotion actuelle ou sauver les promotions à venir. Elle ne peut être tenue pour responsable d’une situation que nous subissons.
Elle exige du gouvernement le retrait des réformes contestées et la mise en place urgente des conditions d’ouverture d’un véritable dialogue. Elle appelle au renforcement d’une mobilisation unitaire et à la multiplication de ses actions. Elle ouvre, aujourd’hui lundi 16 mars, à Dijon, le « printemps des universités et de la recherche » dont le premier acte aura lieu le 19 mars 2009.


Motion concernant le porte parolat de la CNU

La CNU est formée par la réunion des personnels administratifs et techniques, enseignants et chercheurs, étudiants, mandatés par les AG. Elle représente la majeure partie des universités et institutions d’enseignement supérieur public et de recherche français. La CNU est une organisation représentative du mouvement.

La CNU désigne pour la représenter une équipe de porte parole représentative, renouvelable à la coordination suivante, et lui accorde mandat impératif de communication sur la base de l’appel national constitué par l’ensemble des motions adoptées par les coordinations ayant eu lieu à ce jour. Cette délégation n’a pas mandat pour négocier. Elle réagit à l’actualité de la mobilisation, joue un rôle de facilitateur organisationnel entre deux coordinations, elle fait le lien avec l’intersyndicale. Sa mission est de porter la parole de la CNU entre les assemblées générales de celle-ci, seule expression légitime du mouvement. Les porte parole sont élus de manière paritaire parmi les mandatés de la CNU actuelle.



Motion stratégique : calendrier et actions

Nous, membres de la communauté universitaire et de recherche, assumons notre responsabilité de défense de la transmission du savoir à travers une éducation accessible à tous, une recherche menée avec passion et les tâches indispensables nécessaires à son fonctionnement. Nous défendons avec force ces valeurs, niées par les réformes que nous combattons. Nous observons en outre qu’aucune des revendications formulées dans les précédentes motions adoptées par les AG n’a été satisfaite.

La CNU attire l’attention du gouvernement sur l’inquiétude croissante des étudiants concernant l’issue de leur année universitaire. Elle les assure de sa solidarité et invitera les universités à étudier en temps utile les mesures nécessaires à une juste évaluation de leur année. Elle affirme que le gouvernement doit prendre ses responsabilités face aux étudiants, aux personnels et à notre société.

La CNU se déclare particulièrement choquée par l’attitude de mépris voire de provocation des deux ministres de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, et de l’Education Nationale. Elle condamne avec force la répression violente de manifestations pacifiques, les fermetures administratives.
La CNU soutient les enseignants du second degré qui défendent les commissions paritaires et transparentes d’affectation et de mutation dans un cadre national et solidaire. Elle apporte son soutien total aux enseignants des écoles qui luttent contre la casse de celle-ci et plu particulièrement aux enseignants entrés en « résistance ».

La CNU dénonce les manquements graves à l’éthique que constituent les mensonges répétés de X. Darcos (par exemple sur l’allongement de la formation des enseignants) et de V. Pécresse (par exemple sur les budgets). Elle demande leur démission.

Les attaques contre l'université et la recherche s'intègrent dans une politique globale contre les services publics et les conditions de vie de la population en général. Nos revendications sont les suivantes : aucun salaire en dessous de 1500€ net, un plan pluriannuel d'embauche, la fin de la précarité.
C'est pourquoi la CNU renouvelle son appel à participer massivement à la journée d'action interprofessionnelle du jeudi 19 mars. Elle appelle les secteurs en lutte et les organisations syndicales à donner une suite très rapide à cette journée.



ACTIONS PAR TYPE :

De la maternelle à l’université :

• proposition de MOTIONS
• militer et converger dans la lutte avec le secondaire et le primaire
• + convergence avec secteur public dont éducation nationale de la maternelle à l’université (déplacements écoles, collèges et lycées)
• tête de manif avec l’ensemble des personnels (protection et solidarité)
• mobilisation du personnel du second degré : évoquer le dernier statut qui garantit les libertés notamment l’affectation par concours national et mutation / création d’une motion commune
• convergence de toutes les coordinations : unité = force, unité à préserver. Dans cette perspective : appel à une journée unitaire le 24 mars.
• descente au flambeau = nuit des écoles et une nuit des universités en même temps
• travailler à la convergence avec les IUFM où la mobilisation est faible et les formateurs continuent à dispenser leurs cours


Administratif :

• envoi aux élus d’une lettre mettant Pécresse devant ses responsabilités en cas de non remise des diplômes
• occupation des rectorats
• blocage de CA
• radicalisation politique : demander aux votants de cette réforme de venir s’expliquer dans les universités
• condamnation des fermetures administratives des universités
• boycott des jurys de bac
• ne pas laisser en paix ni ministres ni recteurs : installer piquets de grève devant ces espaces stratégiques rappelant la nature des revendications
• démission des directeurs d’UFR
• tenue de la prochaine CNU à Strasbourg
• création de cahiers de doléances en vue d’Etats généraux de l’enseignement et de la recherche
• démission des personnels des fonctions administratives
• demande démission Pécresse / Darcos
• démission des directeurs d’UFR en bloc : efficacité locale prouvée
• journée nationale du blocage des universités (manifester avec un brassard : université n en grève)
• suivre l’agenda des personnalités / recteurs qui se déplacent dans les lycées pour expliquer la nature des réformes…
• revendication salariale : pas de salaire inférieur à 1500 euros nets/mois
• refus de tenir les comités de sélection
• mise en service de caisses de grève (spécialement pour faciliter la mobilisation des BIATOSS)
• mettre sous pression les exécutifs universitaires qui feront remonter au ministère que la situation in situ est devenue intenable


Médiatique :

• rassemblement alternatif devant les chaînes de télé
• acheter un en/4 dans la presse
• prise de force d’une des trois matinales des radios généralistes / Paris
• événements sportifs pour saisir l’opportunité médiatique
• manifestations en nocturne / avec instruments de musique
• lancer un ultimatum au gouvernement

Coups de poing :

• occupation de tous les lieux publics et éventuellement le medef…
• radicalisation dans la longueur avec un temps fort par semaine bien identifié
• radicalisation physique en manifestation
o feu, etc.
o manifestation à poil !
• occupation de gares (en nombre, T-shirts blancs maculés de sang + sleeping), péages d’autoroutes
• convergence actions avec membres du secteur privé
• durcissement imposé par le ministère et les forces de l’ordre, durcissement comme unique réponse : Occupation et blocage des facs (BIATOSS)
• actions deux fois par semaine / organiser des blocages de flux sur les voies de communication / occuper les établissements privés d’éducation / appeler à la grève générale
• rassemblement devant les rectorats
• tracter directement différents publics avec des textes supports différents, ciblés (par exemple : frais d’inscription ciblage étudiants ou précaires de l’éducation nationale pour collègues du secondaire…)
• défilés plusieurs fois par semaine (notamment à Paris)

Communiqué de presse de la réunion des directeurs de labo du 14mars

Communiqué de presse


Plus de 250 directeurs de laboratoires, chercheurs ou enseignants-chercheurs, se sont réunis samedi 14 mars à Paris pour débattre des problèmes de recherche vus des laboratoires.


Dans un contexte général de tensions extrêmes dans l’enseignement supérieur et la recherche, les directeurs de laboratoires partagent l’inquiétude de la communauté universitaire. Ils témoignent de leur exaspération devant les attaques et les dénigrements répétés que subissent depuis plusieurs années la recherche en général, les organismes de recherche en particulier au premier rang desquels se trouve le CNRS. Ces attaques et dénigrements conduisent à un affaiblissement dangereux du potentiel de recherche français.


Les directeurs de laboratoires appellent de leurs voeux depuis de nombreux mois une évolution du système de recherche, incluant une évolution sensible des organismes de recherche permettant notamment un partenariat équilibré et fructueux avec les universités. Pour autant, ils rappellent le rôle indispensable dans le système de recherche de ces organismes, notamment du CNRS, en particulier comme garants d’une stratégie nationale de recherche. Ils rappellent également qu’à de nombreuses reprises, la communauté a fait des propositions concrètes et argumentées de réformes, propositions qui ont été largement ignorées jusqu’à ce jour.


Les directeurs de laboratoires réunis le 14 mars réaffirment le rôle fondamental du CNRS dans le paysage de la recherche française ainsi que les principes fondamentaux suivants : Indépendance académique Maintien du rôle des organismes comme opérateurs et agences de moyens Partenariat équilibré entre universités et organismes Place centrale des UMR dans le dispositif de recherche Importance de la recherche « libre » Évaluation par les pairs, avec des comités comportant des élus.
Ils réaffirment également que les chercheurs et les enseignants-chercheurs doivent avoir les moyens et le temps de mener à bien une recherche de qualité.
Sur la base de ces principes, les directeurs de laboratoires s’adressent solennellement au gouvernement pour obtenir rapidement une réponse satisfaisante aux 10 points fondamentaux détaillés dans le relevé de conclusions du 14 mars.
Ils considèrent en premier lieu qu’une véritable sortie de crise abordant plus largement l’ensemble des problèmes de la recherche n’est possible qu’une fois satisfaits ces 10 points fondamentaux.
Ils considèrent en second lieu qu’une condition préalable indispensable à cette sortie de crise est la résolution immédiate des 3 points clefs préalables suivants :


- Attribution sur liste supplémentaire au concours 2009 des postes supprimés notamment par la mise en place des chaires dont 90 au CNRS ainsi que de postes ITA.

- Engagement du Premier ministre sur l’intégrité des organismes ainsi que sur leur rôle d’opérateurs.

- Mise en chantier d’un plan pluriannuel de l’emploi scientifique.


A défaut, les directeurs de laboratoires réunis le 14 mars proposent les actions suivantes, qui feront l'objet d'une consultation de l'ensemble des directeurs d'unités dans les jours qui viennent : Appel au « labo mort » les jours de grève nationale Grève administrative dans deux semaines (dès la tenue du conseil d’administration du CNRS) Démission des directeurs de laboratoires d’ici 2 mois Départ symbolique des directeurs de laboratoires à l’étranger.


Le relevé des conclusions votées en séance (www.recherche-du.fr/ministere/releve14mars.pdf), avec ses propositions d’action, sera soumis dès lundi 16 mars à l’ensemble des directeurs de laboratoires.

dimanche 15 mars 2009

Position du Conseil regional de Picardie‏

Le conseil régional de Picardie, vient de prendre position hier 13 mars 2009.

Il apporte, son soutien aux étudiants et enseignants chercheurs de Picardie, en lutte contre la loi LRU, la réforme du statut des enseignants chercheurs et des IUFM.



Motion du Conseil Régional de Picardie portant sur le système éducatif.

Le Conseil Régional de Picardie, réuni en session ordinaire le 13 mars 2009,


Considérant l’engagement de notre assemblée, affirmé dans le Plan Régional d’Education et de Formation, d’élever le niveau de formation de tous les jeunes Picards sur l’ensemble du territoire régional


  • Refuse la remise en cause du service public de l’Education Nationale et de l’enseignement Agricole contenu dans les projets de réforme du gouvernement : refonte des programmes, réforme des lycées, disparition envisagée de l’école maternelle, suppression des Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté (RASED).


  • Rappelle son opposition à la réforme bâclée de la voie professionnelle, notamment à la généralisation accélérée du Baccalauréat professionnel en 3 ans, qui risque d’entraîner la disparition progressive des offres de qualification de niveau 5.


  • Déplore qu’en cas de désaccord sur l’offre de formation professionnelle, c’est l’Etat qui décide en dernier ressort, sans en assumer les conséquences financières.


  • Dénonce la volonté du chef de l’Etat et du gouvernement de se servir de la carte des formations pour réduire les effectifs des enseignants dans une vision d’économies budgétaires, et sans prendre en compte les situations territoriales très inégalitaires.


  • Condamne la gestion purement comptable du système éducatif et la réduction drastique des financements qui lui sont consacrés dans les lycées d’enseignement général, professionnels et agricoles publics.


  • Apporte, pour le même motif, son soutien aux étudiants et enseignants chercheurs de Picardie, en lutte contre la loi LRU, la réforme du statut des enseignants chercheurs et des IUFM.


Depuis 2004, le Conseil Régional fait le pari de la jeunesse, en investissant massivement dans des programmes immobiliers importants de reconstruction et de rénovation (600 Millions d’Euros en autorisations de programme, 300 en crédits de paiement), et dans des équipements performants, en aidant directement chaque lycéen avec la carte Cursus-Picardie, en accompagnant les élèves dans les procédures d’orientation, en mobilisant contre le décrochage scolaire, enfin en préservant les emplois des agents techniques des lycées dont il a la charge, là où l’Etat depuis des années supprime des milliers de postes d’enseignants et d’encadrants.


Le Conseil Régional adresse à la communauté éducative un message de soutien et exige que le droit à l’éducation pour tous soit respecté. Il rappelle son engagement pour le développement du service public d’éducation et de formation.


Communiqué de presse

Jeudi 12 mars 2009


Le recrutement et la formation des enseignants

Comme leurs collègues européens, les enseignants français bénéficieront à l’avenir d’une formation universitaire au terme de cinq années d’études. Telle est la caractéristique première de la « mastérisation » de la formation des maîtres.

L’enjeu de cette réforme est qualitatif : une meilleure qualité de la formation des futurs enseignants, une meilleure qualité de l’enseignement délivré à nos élèves et la meilleure utilisation du potentiel de formation des universités.

Mais cette rénovation est également l’occasion de mieux accompagner, dès la rentrée scolaire 2010, les jeunes enseignants lors de leur entrée dans le métier et de revaloriser substantiellement leur salaire.


1- A l’issue des consultations et rencontres des dernières semaines, Xavier DARCOS et Valérie PECRESSE ont apporté les précisions suivantes sur cette réforme, dont le processus sera lancé dès la session 2010 des concours, conformément aux principes énoncés dans la Charte signée par les deux ministres le 30 septembre dernier.

Cette réforme verra son aboutissement à l’occasion de la session des concours 2011. Les conditions définitives de la mastérisation des enseignants feront l’objet d’une discussion avec les organisations représentatives.
Elles seront examinées par une Commission de concertation et de suivi, coprésidée par un président d’université et un recteur. Cette commission associera les associations syndicales représentatives.
Cette commission, qui réunira en nombre égal des membres de l’enseignement supérieur et de l’éducation nationale, aura pour objectif de faire aux ministres concernés des recommandations notamment sur l’articulation entre les masters et les concours, sur la question de l’adossement à la recherche des masters, sur les éventuelles adaptations que pourront connaître les épreuves et l’organisation des concours et sur les ajustements pour certaines disciplines professionnelles de l’enseignement professionnel.


2-Le processus de réforme commencera à s’appliquer dès la session des concours 2010. Pour sa première année d’application, les modalités de la mastérisation auront un caractère transitoire et prendront leur plein effet à compter de la session 2011 des concours dans des conditions définies en lien avec les acteurs universitaires et les partenaires sociaux concernés.

Ainsi, les universités qui le souhaitent pourront donner à leurs parcours de master ou aux masters qu’elles ont élaborés un caractère provisoire lors de l’année 2009/2010. A la lumière des travaux de la Commission de concertation et de suivi, elles pourront faire évoluer, dès la rentrée universitaire 2010, leur offre de formation, soit en totalité, soit seulement pour la deuxième année des masters nouveaux proposés.


3- Dès la rentrée universitaire 2009, un dispositif de stages sera organisé pour tous les étudiants de M1 et de M2 se destinant à l’enseignement afin de permettre une préparation progressive à l’exercice du métier d’enseignant. Ces étudiants stagiaires seront encadrés, d’une part, par des professeurs d’accueil ou référents de l’Education nationale et, d’autre part, par des formateurs universitaires qui seront responsables de la validation des stages ainsi que de leur bonne insertion dans le cadre des masters.
En M1, les étudiants se destinant à devenir enseignant pourront ainsi bénéficier de stages d’observation et de pratique accompagnée d’une durée de 108 heures. De même, des stages en responsabilité d’une durée également de 108 heures seront proposés aux étudiants de M2. Ces stages en responsabilité seront rémunérés.


4- Dès la rentrée universitaire 2009, un dispositif social nouveau au profit des étudiants qui se destinent à devenir enseignants sera créé, de manière additionnelle à ceux existants déjà dans les universités.
§
12.000 bourses, pouvant atteindre 2500 euros et calculées en fonction du revenu fiscal de référence, seront attribuées sur critères académiques pour l’année de M2 aux meilleurs étudiants de M1.
§
Pour favoriser la promotion sociale et la poursuite d’études pour devenir enseignants, les étudiants ayant droit à une bourse sur critères sociaux à l’échelon 0 (exonération des frais et des droits de sécurité sociale seulement) bénéficieront d’une bourse complémentaire de 1449 euros annuels.
§
Les stages en responsabilité, qui pourront bénéficier à 50.000 étudiants, feront l’objet d’une rémunération de 3.000 € pour 108 heures d’activité.
§
Enfin, 5.000 postes d’assistants d’éducation seront réservés aux étudiants de M2 inscrits aux concours de recrutement et 4.000 postes seront réservés aux étudiants souhaitant se destiner au métier d’enseignant inscrits en M1.


5- Les épreuves des concours de la session 2010 auront un caractère provisoire, afin de mieux prendre en compte l’offre de formation de niveau master déjà existante dans les universités et d’assurer une transition pour les candidats qui ont bénéficié d’une préparation aux concours cette année.
Pour la session 2010 des concours du second degré, une épreuve disciplinaire comparable à une des épreuves existantes précédemment se substituera à l’épreuve de connaissances générales du système éducatif qui était initialement prévue. Ces dernières connaissances seront cependant abordées au sein de la formation continue dont bénéficieront les jeunes enseignants stagiaires.
Quant à l’agrégation, ses épreuves demeureront en l’état.
Pour la session 2010 des concours du premier degré (CRPE), les épreuves écrites continueront de comporter une composante didactique.
Par ailleurs, pour l’ensemble des concours (CRPE, CAPES, CAPEPS, CAPET, CAPLPL, CPE et Agrégation), outre les étudiants inscrits en M2, ou déjà titulaires d’un M2, pourront se présenter et être admis à la session 2010 sans condition nouvelle de diplôme, tous les candidats présents aux concours de la session 2009.
Par ailleurs, pour le premier degré, comme pour le second degré, il y aura au moins autant de places mises aux concours externes de recrutement en 2010 qu’en 2009.


6- Dès la rentrée scolaire 2010, les jeunes enseignants bénéficieront d’un meilleur accompagnement lors de leur entrée dans le métier.
Conformément aux principes exprimés dans la Charte du 30 septembre 2008, les jeunes enseignants stagiaires, recrutés à l’issue de la session 2010 des concours, bénéficieront d’une formation continue renforcée, dans le cadre de leurs obligations de service, comprenant, d’une part, une partie pratique sous la forme d’un tutorat, et, d’autre part, une formation hors écoles ou établissements, de nature disciplinaire ou professionnelle dont les universités seront les acteurs essentiels.
Le tutorat permettra d’apporter au jeune enseignant un appui pratique et adapté à ses besoins. Chaque jeune enseignant stagiaire sera accompagné par un tuteur dont la fonction sera reconnue et valorisée et qui pourra intervenir dans la même classe que son stagiaire. Dans le premier degré, cette fonction s’appuiera sur les professeurs des écoles maîtres formateurs (PEMF).


7- Enfin, la mise en œuvre de ce processus de mastérisation permettra de revaloriser substantiellement les rémunérations des jeunes enseignants dès sa mise en œuvre, à compter de la rentrée scolaire 2010.

Les deux ministres invitent les organisations représentatives à discuter des dispositions précédentes, en ce qui concerne la définition du processus abouti de la réforme en 2011 et l’organisation de l’année transitoire.





Contact presse
Service de presse 01 55 55 30 10

Reunion des delegues de laboratoire jeudi 12 mars‏

Le LAMFA (labo de maths UPJV) a envoye un delegue a la reunion des delegues de laboratoire. Voici la motion de revendications, ainsi que la motion d'actions.

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Motion de la Réunion Nationale des Délégués de Laboratoires Du 12 mars 2009, Institut d'Océanographie, Paris.

La réunion des délégués a adopté l'intégralité des points ci-dessous :

* Contre le démantèlement des EPST (non aux instituts « agence de moyen ») et affirmation de leur rôle national l'opérateur de recherche (le CNRS doit conserver l'ensemble des disciplines).

* Pour un plan pluriannuel d?embauche sur postes statutaires (pour toutes les catégories de personnels) permettant la résorption de la précarité.

* Restitution de tous les postes supprimés en 2009 dans la recherche et l'enseignement supérieur, et transformation des 225 CDD en postes statutaires.

* Abandon de toute politique de désassociation des UMR permettant une coopération entre université et organismes.

* Boycott de l?AERES.

* Remise à plat du Contrat Doctoral Unique.

* Retrait du projet de décret du statut des enseignants-chercheurs.

* Restitution de l?ensemble des prérogatives du CoNRS et du CNU et des Commissions Scientifiques de l?INSERM et des autres EPST.

* Transfert intégral des crédits de l?ANR aux organismes et universités.

* Boycott de l?évaluation des projets ANR.

* Depuis 2004, la communauté a toujours été source de proposition, comme cela a été le cas lors des Etats-Généraux de la recherche en 2004.

* Suppression des « chaires organismes-universités » au profit d?une vraie politique de délégation et de détachement et redéploiement de ces postes aux EPST.

* Abrogation de la LRU et du Pacte de la Recherche, avec mise en place de nouvelles lois issues d?une large concertation de la communauté.

* Retrait du projet de réforme de la formation et le recrutement des enseignants du premier et du second degré.

* Respect du modèle de l?évaluation (par des comités incluant une majorité de pairs élus) fondée sur les principes de collégialité, d?indépendance et de compétences scientifiques.

* Refus des jurys de « chaires mixtes universités-organismes ».

* Revalorisation des carrières et augmentation des salaires pour tous.

* Blocage des CA appelés à entériner les réformes en cours.

* Retrait de la version actuelle du COM imposé par le ministère au CNRS et des documents similaires concernant les autres EPST.

* Défense du service public d?enseignement supérieur et de recherche.

* Abandon de la politique de mutualisation et fusion forcée des unités.

* Soutien les revendications de l?AG du 12 février au CNRS.

* Arrêt de la politique actuelle de Crédit impôt Recherche et transfert des sommes ainsi récupérées à la recherche publique et à l?enseignement supérieur.

* Abandon du projet actuel de consortium National pour l?agriculture, l?alimentation, la santé animale et l?environnement.

* Augmentation significative des possibilités de promotions.

* Soutien à la Grève des cours.

* Abandon des projets d?externalisation des missions effectuées par le personnel de catégorie C que ce soit dans les universités ou les organismes de recherche.

* Réintégration des personnels des universités aux « compétences élargies » dans le droit commun des personnel du MESR (« sortie des oeuvres sociales », voir circulaire du 27 janvier 2009).

* Soutien les revendications de la Coord Nat Univ du 11 février



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Motion sur les actions de la Coordination Nationale des Laboratoires en lutte.

Votée le 12 mars par la réunion nationale des délégués de laboratoires.

L?assemblée décide de porter la plateforme revendicative au ministère vers 17h30.

L?assemblée se proclame Coordination Nationale des Laboratoires en Lutte avec les délégués présents ce jour et les organisations syndicales et associatives qui acceptent d?y participer.

La coordination se prononce pour le blocage administratif des organismes : Jury des Chaires d?excellence, CA, instances de décision et de mise en ?uvre (EPST, Universités).

La coordination appelle les laboratoires à participer aux actions lancées par la coordination universitaire et d?ores et déjà pour le 24 Mars.

La coordination désigne une délégation qui se rendra à l?assemblée des directeurs d?unités qui se tient dans deux jours pour lui faire connaître les motions votées ce jour.

La coordination appelle les personnels de la recherche à participer à l?action interprofessionnelle lancée par les Confédérations syndicales le 19 Mars.

La coordination soutient le Boycott et le blocage de l?ANR et de l?AERES, et la non remise par les laboratoires de leurs rapports plan quadriennal à l?AERES.

La coordination propose une réunion plénière d?urgence du Comité National et des instances scientifiques des autres organismes et des autres EPST.

La coordination demande la démission de la ministre de la recherche et de A. Migus, C. Bréchignac et A. Resplandy-Bernard.

CR de l'AG des EC de L'UPJV ce 13 mars

La motion adoptée à l'unanimité des présents:

" Une fois de plus, l'AG des EC, des E, des BIATOSS, réaffirme l'exigence de RETRAIT des réformes concernant les statuts et la mastérisation. Les prétendues avancées de pure forme énoncées unilatéralement par le gouvernement participent d'une opération de désinformation. Nous appelons donc à amplifier la mobilisation, et aux actions suivantes: grève des examens, démissions des fonctions administratives, "Printemps des chaises", grève et manifestations le 19 mars.
Après le préalable des retraits ci-dessus, nous exigeons l'ouverture de véritables négociations sur l'ensemble de nos revendications avec tous les acteurs véritablement représentatifs du mouvement et de la communauté universitaire".


Parmi les questions que nous voudrions voir abordées par la coordination nationale: existence d'un bureau porte-parole ou non. Si le mouvement se radicalise, un bureau porte-parole n'apparaît pas nécessaire; si des négociations peuvent avoir lieu ( à la condition préalable du retrait) un bureau porte-parole semble indiqué, éventuellement "tournant".



Présents:
Un vingtaine d'EC et BIATOSS.
Ont également été abordés et discutés les points suivants:

-Le mouvement s'étend aux services des BU, gravement menacés.
-Un travail d'explication doit être mené auprès de la presse ( sauf Le Courrier Picard qui fait très bien son travail et médiapart, deux exceptions à signaler)
-Bien insister sur les différences existant entre les Master Pro déjà en place et la mastérisation de la formation des enseignants du primaire et du secondaire.
-le contrat doctoral
-rappel du dangereux saucissonnage des réformes opéré par le gouvernement.
-Organisation du "printemps des chaises". RV. Mardi 17 mars, 8h, Pôle Cathédrale; mercredi 18 mars, 10h faculté des Arts.

Agenda:
16 mars Coordination nationale à Dijon: Mandatés UPJV: Marie-Domitille Porcheron (Mcf, Arts) Olivier Piot (Etud. Doct. UPJV) Yannick Martell ( Etud. UPJV)
17 mars, 8h Printemps des chaises, Pôle Cathédrale
18 mars, 10h, Printemps des chaises, Faculté des Arts,
19 mars, Grève et Manifestations nationales


Prochaine AG des EC, E et BIATOSS de l'UPJV: Vendredi 20 mars, 12h30, salle 216, Pôle Cathédrale

CR Ag unitaire 12mars 2009

Une centaine de personnes étaient présentes dont 20 enseignants.

L'ordre du jour était :

1- Annulation du congrès du 12 (Une motion en PJ a été votée par l'AG)


2- Etat de mobilisation locale (les différentes composantes bloquées ou en grève se sont exprimées :
- Arts : blocage, pas de cours
- SHS : printemps des chaises
- Droit Sciences Po : un nombre significatif de grévistes
- Eco : pas de cours
- Lettres : en grève
- Antenne de Beauvais : toujours mobilisée



Motion contre l’annulation du congrès du 12 mars 2009


« L’Assemblée Générale Unitaire, tenue au Campus aujourd’hui 12 mars 2009, déplore vivement la décision d’annulation du congrès qui devait réunir ce matin les trois conseils pour discuter de la réforme du statut des enseignants-chercheurs. L’AG, constate que par cette décision, le Président de l’Université a refusé de fait l’élargissement de l’ordre du jour aux autres revendications du mouvement de contestation et ne fait ainsi qu’afficher son mépris pour le débat démocratique dans notre université »

NPPV : 1
Abstentions : 4
Contre : 0
Pour : 100-5


3- Coordination nationale (une motion a été votée, elle vous sera communiquée plus tard, deux représentants étudiants élus. Pour les EC, une réunion est prévue demain vendredi 13 mars au pôle scientifique salle BC02 à midi)


4- Négociation Pecresse (dénonciation des syndicats minoritaires de l'enseignement et la recherche qui ont participé aux négociations)


5- le 19 mars (appel pour une manif à 14h00 devant la maison de la culture)


6- Action en sortie de l'AG (le mouvement se radicalise, blocages et occupations en vue)